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1/ Paulo Kamba, Jimmy Zakari et Wendo Sor

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Wendo en 1950

Si beaucoup participent à la création de la Rumba Congolaise, l’on peut attribuer la paternité de ce nouveau courant musical Africain à trois précurseurs qui sont : Paulo Kamba (Congo Brazzaville), Jimmy Zakari () et Wéndo (Congo Kinshasa). Il importe de rappeler que Brazzaville la capitale de l’Afrique Equatoriale Française et de France Libre à cette époque est une ville importante, une plaque tournante musicale du fait d’installation par les colons français d’un puissant émetteur de Radio qui diffuse des musiques et surtout celles des groupes locaux.

De 1940 à 1960 la Radio Brazzaville arrose toute l’Afrique de la Rumba Congolaise. De plus, des lieux de bals dansants tels que «Faingnond», «Congo Bar» font de Brazzaville un lieu d’animation et d’ambiance. Aussi, l’arrivée massive des étudiants d’Afrique Centrale à l’Ecole des Cadres de Brazzaville et la Construction de Chemin de Fer Congo Océan qui attire une main d’oeuvre importante à partir de 1930 sont autant d’éléments ayant contribué au Développement Culturel de Brazzaville. Parmi ces immigrés, des Centrafricains appelés « Goué na Bangui » et des « Popo » constitués des Béninois et Togolais, premiers Clercs d’Administration Coloniale contribuent avec leur Culture populaire à l’émergence de la Rumba Congolaise. Les « Popos » enrichient la Rumba du Tempo High Life joué avec un grand tambour qui marque le temps du nouveau genre musical. Jimmy Zakari apporte à la Rumba une Rythmique empruntée au Son Cubain et dominée du High Life et de la Polka. Enfin, l’ de la Musique implique bien celle du Congo Brazzaville voisin du fait des liens Culturels communs. Brazzaville étant de 1910 à 1960 la capitale de l’Afrique Equatoriale française permet la convergence des Centrafricains sur cette ville devenue cosmopolite. D’ailleurs ce n’est pas le fait du hasard que des rues de Brazzaville s’appellent Yakoma, Gbanziri et gbaka qui sont des ethnies majoritaires des immigrés Centrafricains au Congo.

2/ Paulo Kamba

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Paul Kamba dit Paulo Kamba

L’on ne peut pas raconter l’histoire musicale même du Congo Brazzaville pendant la période coloniale sans parler de Paulo Kamba. Non seulement Paulo Kamba un est précurseur de la Rumba Congolaise, mais son parcours musical est lié à la transformation de sa ville qu’est Brazzaville, cité remplie d’histoire. La découverte de son pays par l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, la naissance du Matsouanisme, (mouvement spirituel et de libération ayant pour messie André Matsoua), la construction du Chemin de Fer Congo Océan qualifiée de  » La grande Fonte des Nègres  » par le journaliste Français Albert Londres, Brazzaville capitale de l’AEF (Afrique Equatoriale Française) et de la France Libre pendant l’occupation de la France par l’Allemagne sont autant d’éléments à raconter sur la ville de Paulo Kamba. Aussi, d’aucuns pensent que la Rumba Congolaise prend sa source à Kinshasa. Sans doute, cette confusion vient du fait de l’ascendant qu’a pris Kinshasa sur Brazzaville du point de vue du développement musical. Mais, Jean Réal un Antillais de Brazzaville et un groupe de Béninois de Pointe Noire appelé Kato animent déjà dans les années 30 la vie musicale congolaise par la Rumba.

Paulo Kamba, l’un des pionniers de la Rumba Congolaise est presque oublié par la nouvelle génération par manque de discographie à l’instar d’autres vedettes Européennes telles qu’Edith Piaff, Trenet…
En son temps, Paulo Kamba n’a pas beaucoup enregistré de chansons sur disque. Malheureusement des rares enregistrements qu’il effectue à la Radio Brazzaville et à Kinshasa aux éditions Ngoma ne sont pas rééditées pour permettre à la nouvelle génération de découvrir cette légende lointaine. Aussi, peu de témoignage écrit sur son parcours ne permet pas de mieux parler de ce génie. Toutes fois, le résultat de mes recherches sur le sujet m’amène à publier cette courte biographie tirée de l’aticle  » LE PAYS OÙ LA MUSIQUE EST UN DÉSIR  » écrite par l’écrivain Gérald Arnaud
(Africultures mars 2002).

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Jimmy Ziem Zakari

Paul Kamba (1912-1950), dit « Tata Paulo », est le père tutélaire de la musique moderne congolaise : élève de l’École Jeanne d’Arc de Brazza, fonctionnaire à Léo dans les années 1930, il retourne chez lui pour y fonder vers 1942 le groupe Victoria Brazza. Ses chansons ont un tel succès régional qu’à la fin des années 1940, le plus célèbre orchestre de la pré histoire de la Rumba à Léo, celui de Wendo Kolosoy (merveilleux chanteur récemment redécouvert) se baptisera à son tour « Victoria »… La « victoire », c’est celle encore à prouver des démocraties sur les Nazis, où Brazzaville joue un rôle éminent : capitale virtuelle de la « France Libre », elle accueille en 1944 la « Conférence Africaine-Française » où un discours du Général de Gaulle pose timidement les bases de l’émancipation. De Gaulle, conscient qu’il doit tout à la radio, s’empresse de donner des moyens considérables à l’émetteur de Brazzaville, qui devient le plus puissant du continent. Grâce à cette décision très politique, jusqu’aux années 1980, toute l’Afrique suivra en temps réel le développement de la Rumba Congolaise, devenue de ce fait la première musique « panafricaine ».  »



Anthologie de la Musique Centrafricaine

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Une réponse à VI/Les précurseurs de la Rumba Congolaise

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