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Salif Keita ouvrira la 33e édition du Festival international Nuits d’Afrique

Salif Keita est en tête d’affiche du concert d’ouverture officiel de la 33e édition du Festival international Nuits d’Afrique le jeudi 11 juillet à 20h30 au MTELUS. Événement incontournable, Salif Keita célèbre ses cinquante ans de carrière. Légende à la voix d’or, il interprétera les morceaux de son 14ème et ultime album, « Un autre blanc ».

Salif Keita ouvrira la 33e édition du Festival international Nuits d’Afrique

Salif Keita.Photo: «Un autre blanc»

Ambassadeur de la musique malienne depuis ses débuts, devenu superstar africaine et un des piliers de la « World music » depuis les années 1980, Salif Keita vient présenter au Festival International Nuits d’Afrique son ultime opus « Un autre Blanc » (2019).

Sur la scène du M-Telus, Salif Keita interprétera ses 10 dernières chansons, dont « Were were » (« Nous sommes fiers », en malinké) qui commémore les panafricanistes comme Thomas Sankara ou Patrice Lumumba, ou « Syrie », qui dénonce les conflits armés dans le monde. On dansera sur « Tonton », le surnom affectueux que donnent les jeunes femmes à leur Sugar Daddy de maris, et aussi sur « Bah Poulo », l’histoire d’une fan peul qui a appris le malinké et le bambara pour accompagner les chansons de Salif Keita. Comme quoi, la musique rassemble les peuples !

Mais Salif Keita a prévenu : c’est son dernier album et probablement l’une de sesdernières tournées. Après 50 ans sur la route, le rossignol de l’Afrique a besoin de retourner se poser sur le manguier de sa terre natale.

C’est un spectacle unique et mémorable que Salif Keita proposera le 11 juillet prochain au MTELUS.

Première partie : La Pirogue

Rendez-vous singulier au confluent des folklores malien, colombien et réunionnais, la musique de La Pirogue s’écoule, limpide et radieuse, en bambara, en créole, en espagnol et en français. La guitare scande le rythme. La flûte peul et la clarinette voguent sur un flot de percussions. Le public est invité à savourer chacune des escales musicales où l’emmène La Pirogue.

Ce spectacle rassembleur, frénétique et dansant marquera l’ouverture officielle de la 33e édition du Festival International Nuits d’Afrique qui aura lieu du 9 au 21 juillet 2019.

Billetterie

Salif Keita

  • Jeudi 11 juillet @ MTELUS à 20 h 30
  • 59, rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2X 1K5
  • 514-844-3500
 

les artistes africains au programme

Le festival Jazz à la Villette s’ouvre le 3 septembre à Paris.

Villette 2015 : les artistes africains au programmeLes artistes africains Vieux Farka Touré, Ballaké Sissoko, Tony Allen ou encore William Onyeabor seront à l’honneur.

 

 

The Touré-Raichel Collective (le 5 septembre au Cabaret sauvage)

Fils du légendaire guitariste malien Ali Farka Touré, Boureima « Vieux » Farka Touré s’est forgé une réputation de bluesman quasiment aussi solide que celle de son père. Déjà présent en 2013, le musicien originaire de Niafunké revient cette fois en duo avec le pianiste israélien Idan Raichel, qu’il avait rencontré par hasard dans un aéroport en 2010. Les deux musiciens avaient improvisé en 2012 un album intitulé The Tel-Aviv Session, qui mêlait rythmiques africaines et mélodies traditionnelles juives. Ils sont accompagnés par Yossi Fine à la basse et Souleymane Kané aux percussions.

Ballaké Sissoko & Vincent Segal (le 9 septembre à la Philharmonie de Paris)

Ballaké Sissoko joue de la kora depuis près de trente ans, et compte de nombreuses collaborations, notamment avec le compositeur italien Ludovico Einaudi. Vincent Segal est un violoncelliste et le fondateur du duo électro déjanté Bumcello. Tous les deux aiment les expérimentations, sans renier le classique : ils étaient faits pour se rencontrer. En 2009, leur album Chamber Music était récompensé par une Victoire du jazz. Six ans plus tard, les voilà sur la scène de la Philharmonie de Paris. Comme un retour aux sources, pour ces deux enfants du Conservatoire.

Tony Allen (le 9 septembre à la Grande Halle de la Villette)

Tony Allen est ce que l’on appelle un monstre sacré. « Sans lui, il n’y aurait pas d’afrobeat », avait d’ailleurs déclaré son compère Fela Kuti. Batteur de génie, le Nigérian a accompagné les plus grands, mais aussi les plus improbables, comme Doctor L du groupe de rap Assassin ou encore Sébastien Tellier… Et il tient toujours le rythme, à bientôt 75 ans. En 2014, son album Film of Life était écrit en collaboration avec Damon Albarn, chanteur de Blur et de Gorillaz. Comment Tony Allen va-t-il surprendre le public de la Villette cette année ?

Who is William Onyeabor ? (le 11 septembre à la Grande Halle de la Villette)

Pour répondre à cette étrange question, pas moins de quinze musiciens ont décidé de se réunir en hommage à ce pionnier nigérian du funk électro, dont les huit albums sortis entre 1977 et 1985 sont tombés dans l’oubli… du moins avant que Luaka Bop, le label de David Byrnes, ne les remette au goût du jour sur la compilation Who is William Onyeabor ? en 2013. Sur scène, on pourra notamment voir Money Mark des Beastie Boys, Luke Jenner de The Rapture ou encore Jaz Walton d’Antibalas rendre hommage à un artiste injustement méconnu.

 

 

COULEURS DU MONDE : APRÈS L’AFRIQUE DU SUD ET LA NOUVELLE-ZÉLANDE, AU TOUR DE LA SICILE

La magie sud-africaine opérait jeudi dernier au festival couleurs du sud

Septième soirée de Couleurs du monde en perspective ! Toujours aussi nombreux, les spectateurs castrais ont rendez-vous ce soir sur la traditionnelle place du 1er-Mai. La Sicile sera cette fois à l’honneur du festival de danses traditionnelles. La troupe Citta dei Templi fraîchement débarquée de l’île italienne n’aura de cesse de surprendre le public. Au programme de la soirée, des danses rythmées et des chants mélodieux, à l’image des traditions culturelles des Siciliens du début du siècle dernier. Parmi les thèmes évoqués par les artistes de la troupe Citta dei Templi, la pêche, le travail des champs et l’amour bien évidemment.
Pour celles et ceux qui n’ont jamais mis les pieds en Italie, le spectacle de mercredi soir s’annonce «un fabuleux voyage en terre sicilienne», dixit la programmatrice du festival Couleurs du monde Christel Rigal.

Pour les amateurs de soleil et d’airs latins, rendez-vous ce soir dès 21 h 30 pour une heure et demie de «show» sur la place du 1er-Mai à Castres. En cas d’intempéries, un repli est prévu dans la salle Gérard Philipe aux abords de la place. Chaque soirée du festival a pour l’instant tenu ses promesses. Environ deux mille spectateurs se sont réunis pour applaudir les artistes venus des quatre coins du monde. Jeudi dernier, les danseurs sud-africains de Soweto ont même invité le jeune public à les rejoindre sur scène à la fin de leur performance. La bonne humeur est de mise pendant le festival le plus coloré du Tarn.

 

 

Vendredi 7 août, la première soirée des Escales, à Saint-Nazaire, a débuté sous les rythmes africains de Vaudou Game, le Bal de l’Afrique enchanté et Jungle by Night.

Ambiance Woodstock avec les riffs endiablés de Peter Solo, du groupe Vaudou Game. Rythmes afro-cubains pour le début du concert du Bal de l’Afrique enchanté. Afro-beat teinté d’électro pour les Néerlandais de Jungle by Night.


Rythmes africains pour la première soirée des… par OuestFranceFR

Hier, la 24e édition des Escales a fait une excursion musicale par les rythmes africains . À en oublier presque que le Chili était à l’honneur !

 

Pretty Yende, du township sud-africain à la Scala de Milan

Pretty-Yende - https://maziki.fr

A 26 ans, la jeune soprano incarne la percée des voix noires sud-africaines dans l’opéra lyrique.

Le 28 octobre prochain, elle donnera un récital exceptionnel à l’Espace Pierre Cardin à Paris, tandis que la prestigieuse Scala de Milan l’a programmée dans trois productions de sa saison 2011-2012. Elle sera Musette dans La Bohème, de Puccini, chantera dans Les Noces de Figaro, de Mozart, et dans Aïda, de Verdi. Brillante soprano, Pretty Yende est considérée aujourd’hui comme l’une des voix les plus prometteuses des scènes internationales. Pourtant, à sa naissance en 1985, son pays, l’Afrique du Sud, est toujours soumis au régime de l’apartheid, et Nelson Mandela, condamné à la prison à perpétuité pour terrorisme, se trouve toujours dans une cellule. Noire, la fillette va grandir à Thandukukhanya, un township de Piet Relief. Située à l’est du pays, la ville doit son nom à un chef boer, Pieter Retief, dont l’assassinat en 1838 est considéré comme l’un des actes fondateurs de l’histoire afrikaner.
Une musique de publicité

Un soir, chez elle, une banale publicité à la télévision atteint Petty au plus profond d’elle-même. Un extrait de Lakmé, l’opéra de Léo Delibes, accompagne les images. Le lendemain matin, au lycée, émue, elle demande à un professeur s’il sait d’où est tirée cette musique. « Il m’a dit que ça s’appelle un opéra », se souvient-elle. Alors elle a ajouté : « Je dois faire ça. » Le mot opéra sur lequel résonnaient les quelques notes entendues la veille venait de bouleverser sa vie. « Tout ce que je voulais faire, c’était chanter. Tout ce que je voulais faire, c’était de savoir chanter. Même maintenant, tout ce que je veux faire, c’est de savoir chanter. »
Ses trois modèles

Depuis, en effet, elle n’a cessé de travailler sa voix, notamment à l’Academia della Scala de Milan. Le répertoire lyrique n’est plus pour elle un monde inconnu, mystérieux et inaccessible. Elle a même ses cantatrices préférées : l’Américaine Maria Callas, que Léonard Berstein surnommait « la Bible de l’opéra », l’Italienne Mirella Freni et l’Espagnole Montserrat Caballe. En juillet dernier, participant, à Moscou, sur la scène du Théâtre Stanislavski et Nemirovitch Dantchenko, au concours Operalia créé il y a dix-neuf ans par Placido Domingo, elle a remporté le premier prix, ainsi que deux autres récompenses : le prix de la zarzuela et celui du Public. Jamais un même lauréat n’avait décroché les trois.
Une ” nation chantante ”

En fait, depuis quelques années, les voix noires sud-africaines ne sont plus rares à se produire sur les grandes scènes. Au temps de l’apartheid, elles étaient tenues de se taire. Ce n’est plus le cas. « Pour le moment, nos meilleurs chanteurs sont des Noirs », souligne Virginia Davids, responsable des études vocales au Collège de musique d’Afrique du Sud, basé à l’université du Cap.

Elle ajoute : « Autrefois, les gens de couleur n’étaient même pas autorisés à monter sur scène. C’est pourquoi on a l’impression d’assister à une explosion. » Selon elle, « les choses se sont soudain ouvertes et ont commencé à réaliser qu’ils pouvaient faire carrière ». Pretty Yende, elle, parle de « nation chantante ». « Nous sommes nés avec un battement. Nous pleurons, nous chantons. Nous rions, nous chantons. Nous sommes tristes, nous chantons. Nous perdons, nous chantons. Nous gagnons, nous chantons… »

Soucre : Par Alain Vincenot ( C’est sur France Soir )