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les artistes africains au programme

Le festival Jazz à la Villette s’ouvre le 3 septembre à Paris.

Villette 2015 : les artistes africains au programmeLes artistes africains Vieux Farka Touré, Ballaké Sissoko, Tony Allen ou encore William Onyeabor seront à l’honneur.

 

 

The Touré-Raichel Collective (le 5 septembre au Cabaret sauvage)

Fils du légendaire guitariste malien Ali Farka Touré, Boureima « Vieux » Farka Touré s’est forgé une réputation de bluesman quasiment aussi solide que celle de son père. Déjà présent en 2013, le musicien originaire de Niafunké revient cette fois en duo avec le pianiste israélien Idan Raichel, qu’il avait rencontré par hasard dans un aéroport en 2010. Les deux musiciens avaient improvisé en 2012 un album intitulé The Tel-Aviv Session, qui mêlait rythmiques africaines et mélodies traditionnelles juives. Ils sont accompagnés par Yossi Fine à la basse et Souleymane Kané aux percussions.

Ballaké Sissoko & Vincent Segal (le 9 septembre à la Philharmonie de Paris)

Ballaké Sissoko joue de la kora depuis près de trente ans, et compte de nombreuses collaborations, notamment avec le compositeur italien Ludovico Einaudi. Vincent Segal est un violoncelliste et le fondateur du duo électro déjanté Bumcello. Tous les deux aiment les expérimentations, sans renier le classique : ils étaient faits pour se rencontrer. En 2009, leur album Chamber Music était récompensé par une Victoire du jazz. Six ans plus tard, les voilà sur la scène de la Philharmonie de Paris. Comme un retour aux sources, pour ces deux enfants du Conservatoire.

Tony Allen (le 9 septembre à la Grande Halle de la Villette)

Tony Allen est ce que l’on appelle un monstre sacré. « Sans lui, il n’y aurait pas d’afrobeat », avait d’ailleurs déclaré son compère Fela Kuti. Batteur de génie, le Nigérian a accompagné les plus grands, mais aussi les plus improbables, comme Doctor L du groupe de rap Assassin ou encore Sébastien Tellier… Et il tient toujours le rythme, à bientôt 75 ans. En 2014, son album Film of Life était écrit en collaboration avec Damon Albarn, chanteur de Blur et de Gorillaz. Comment Tony Allen va-t-il surprendre le public de la Villette cette année ?

Who is William Onyeabor ? (le 11 septembre à la Grande Halle de la Villette)

Pour répondre à cette étrange question, pas moins de quinze musiciens ont décidé de se réunir en hommage à ce pionnier nigérian du funk électro, dont les huit albums sortis entre 1977 et 1985 sont tombés dans l’oubli… du moins avant que Luaka Bop, le label de David Byrnes, ne les remette au goût du jour sur la compilation Who is William Onyeabor ? en 2013. Sur scène, on pourra notamment voir Money Mark des Beastie Boys, Luke Jenner de The Rapture ou encore Jaz Walton d’Antibalas rendre hommage à un artiste injustement méconnu.

 

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Quand une troupe du Burkina Faso joue son avenir au festival de théâtre d’Avignon

Affiche des-deux-spectacles-de-la-compagnie

 

« La première fois à Avignon, nous avons voulu participer au traditionnel collage d’affiche dans les rues. Quand nous avons voulu commencer, après le déjeuner, toute la ville était déjà couverte d’affiches, c’était hallucinant ! ». Le comédien Jules Gouba a 35 ans. Son anecdote témoigne de la difficulté, pour une troupe africaine, de trouver une place au soleil parmi les 1 336 spectacles présentés dans l’un des plus grands festivals de théâtre au monde.

Avec les sept autres acteurs, musiciens et danseurs de la compagnie Marbayassa, du Burkina Faso, il a pourtant troqué la chaleur poussiéreuse de Ouagadougou pour le crissement des cigales et la canicule provençale.

C’est la troisième participation de la compagnie au Festival Off d’Avignon. Elle présente cette année deux spectacles en alternance au théâtre « Le Célimène », à quelques pas du mythique Palais des Papes : « Candide L’Africain » et « Baâda, le Malade Imaginaire ». Heureusement, « Le Célimène » ne désemplit pas. Le public se serre même dans les escaliers pour assister à ces classiques revisités « à la sauce burkinabé ».

Le Festival, un rêve pour les artistes de Ouagadougou

« Venir à Avignon, c’est un rêve pour les compagnies de Ouagadougou », poursuit Jules Gouba, qui campe le rôle-titre dans « Baâda, le Malade Imaginaire ». Un rêve qui coûte cher. La compagnie Marbayassa a dû avancer près de 20 000 euros pour assurer le déplacement des comédiens, louer la salle et les places de camping.

L’initiateur de cette aventure, c’est le metteur en scène de la troupe. Guy Giroud désigne sa peau blanche pour se présenter en un mot : « Français ». Sa collaboration artistique avec la compagnie Marbayassa remonte à son amitié de longue date avec Hubert Kagambégam qui a fondé la troupe en 1996 à Ouagadougou.

la-compagnie-marbayassa-parade-dans-les-rues

Après la mort prématurée de ce dernier, en 2010, les comédiens demandent à Guy Giroud de reprendre la compagnie ; il passe ainsi chaque année quelques mois sur place. Animé par « l’esprit d’échange interculturel » cher à Hubert Kagambéga, il propose aux comédiens des spectacles issus du répertoire français mais transposés au Burkina. La danse et la musique traditionnelles burkinabé dessinent alors littéralement l’espace scénographique et les « tchip » bravaches surgissent au milieu de la langue de Molière.

Lorsque Guy Giroud propose à la troupe de participer au Festival Off, l’objectif est de « se faire connaître et d’attirer les programmateurs ». Car ce sont eux qui décident des futures « exportations » de la compagnie, qui vend ses spectacles au départ de Saint-Etienne.

« Si on compte sur l’Etat, on est mort »

Ces tournées européennes sont cruciales pour la compagnie, assurant environ 40 % de ses recettes. Cela couvre les charges fixes de Marbayassa et de sa trentaine de comédiens et comédiennes, tous professionnels. « Si on attend une aide de l’Etat pour vivre, on est mort » assène Justin Ouidiga, doyen de la troupe du haut de ses 42 ans.

« Le théâtre Burkinabé est financé presque uniquement par des appuis extérieurs. » Depuis le coup d’état du 30 octobre 2014, les compagnies de théâtre sont encore moins soutenues par les structures gouvernementales. « Pour obtenir une subvention de 200 000 francs CFA (soit 305 €), il faut se lever avant le chant du coq » s’amuse Justin Ouidiga.

La compagnie Marbayassa, qui est également un centre de formation de comédiens à Ouagadougou, trouve une autre partie de ses revenus en pratiquant un « théâtre d’intervention sociale » ou « théâtre forum » sur mandat d’ONG comme Médecins Sans Frontières ou RECIF. Un apport essentiel : ce n’est pas avec les recettes des représentations (1 000 francs CFA la place, soit 1,5 euro) qu’il est possible à une compagnie de théâtre de conserver un lieu permanent de création à Ouagadougou.

Pourtant, la scène théâtrale burkinabé est des plus vivaces. Près d’une centaine de compagnies sont recensées tandis que le Festival « Les Récréâtrales », fondé en 2002, s’empare chaque année du quartier populaire de Bougsemtenga, pendant une semaine. « La vie politique n’a pas d’impact sur la vie culturelle de Ouagadougou, estime Justin Ouidiga.Mais la politique culturelle a un impact sur la vie des compagnies ».

Avignon, un « tremplin » décisif pour Marbayassa

A mi-chemin du Festival d’Avignon, l’enjeu est donc crucial pour Marbayassa, qui multiplie les « parades » rythmées au son du djembé dans les rues d’Avignon pour promouvoir son spectacle. « Avignon est un tremplin. Il ne faut rien lâcher » souligne Guy Giroud.

Pour l’heure, les membres de la compagnie se reposent au camping Bagatelle où ils se partagent deux tentes de huit places. Après des mois de tournée à l’étranger, les comédiens sont pendus au téléphone avec leurs familles. L’actrice Monique Sawadogo – « une vraie star au Burkina » et mère de trois enfants – prépare des macaronis relevés au piment dans un fait-tout.

 

Drissa Dembélé, le musicien de la bande, fredonne à mi-voix tout en grattant les cordes de sa kora. « La musique et la cuisine africaines sont notre manière à nous de ne pas être trop nostalgiques, confie Jules Gouba, une bière à la main. Ce mode de vie vaut la peine. Qui sait, peut-être un jour jouerons-nous dans le Festival In… ».

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Pretty Yende, du township sud-africain à la Scala de Milan

Pretty-Yende - http://maziki.fr

A 26 ans, la jeune soprano incarne la percée des voix noires sud-africaines dans l’opéra lyrique.

Le 28 octobre prochain, elle donnera un récital exceptionnel à l’Espace Pierre Cardin à Paris, tandis que la prestigieuse Scala de Milan l’a programmée dans trois productions de sa saison 2011-2012. Elle sera Musette dans La Bohème, de Puccini, chantera dans Les Noces de Figaro, de Mozart, et dans Aïda, de Verdi. Brillante soprano, Pretty Yende est considérée aujourd’hui comme l’une des voix les plus prometteuses des scènes internationales. Pourtant, à sa naissance en 1985, son pays, l’Afrique du Sud, est toujours soumis au régime de l’apartheid, et Nelson Mandela, condamné à la prison à perpétuité pour terrorisme, se trouve toujours dans une cellule. Noire, la fillette va grandir à Thandukukhanya, un township de Piet Relief. Située à l’est du pays, la ville doit son nom à un chef boer, Pieter Retief, dont l’assassinat en 1838 est considéré comme l’un des actes fondateurs de l’histoire afrikaner.
Une musique de publicité

Un soir, chez elle, une banale publicité à la télévision atteint Petty au plus profond d’elle-même. Un extrait de Lakmé, l’opéra de Léo Delibes, accompagne les images. Le lendemain matin, au lycée, émue, elle demande à un professeur s’il sait d’où est tirée cette musique. « Il m’a dit que ça s’appelle un opéra », se souvient-elle. Alors elle a ajouté : « Je dois faire ça. » Le mot opéra sur lequel résonnaient les quelques notes entendues la veille venait de bouleverser sa vie. « Tout ce que je voulais faire, c’était chanter. Tout ce que je voulais faire, c’était de savoir chanter. Même maintenant, tout ce que je veux faire, c’est de savoir chanter. »
Ses trois modèles

Depuis, en effet, elle n’a cessé de travailler sa voix, notamment à l’Academia della Scala de Milan. Le répertoire lyrique n’est plus pour elle un monde inconnu, mystérieux et inaccessible. Elle a même ses cantatrices préférées : l’Américaine Maria Callas, que Léonard Berstein surnommait « la Bible de l’opéra », l’Italienne Mirella Freni et l’Espagnole Montserrat Caballe. En juillet dernier, participant, à Moscou, sur la scène du Théâtre Stanislavski et Nemirovitch Dantchenko, au concours Operalia créé il y a dix-neuf ans par Placido Domingo, elle a remporté le premier prix, ainsi que deux autres récompenses : le prix de la zarzuela et celui du Public. Jamais un même lauréat n’avait décroché les trois.
Une  » nation chantante  »

En fait, depuis quelques années, les voix noires sud-africaines ne sont plus rares à se produire sur les grandes scènes. Au temps de l’apartheid, elles étaient tenues de se taire. Ce n’est plus le cas. « Pour le moment, nos meilleurs chanteurs sont des Noirs », souligne Virginia Davids, responsable des études vocales au Collège de musique d’Afrique du Sud, basé à l’université du Cap.

Elle ajoute : « Autrefois, les gens de couleur n’étaient même pas autorisés à monter sur scène. C’est pourquoi on a l’impression d’assister à une explosion. » Selon elle, « les choses se sont soudain ouvertes et ont commencé à réaliser qu’ils pouvaient faire carrière ». Pretty Yende, elle, parle de « nation chantante ». « Nous sommes nés avec un battement. Nous pleurons, nous chantons. Nous rions, nous chantons. Nous sommes tristes, nous chantons. Nous perdons, nous chantons. Nous gagnons, nous chantons… »

Soucre : Par Alain Vincenot ( C’est sur France Soir )

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YOUTUBE : BOPAUL MATONDO Tél 0033 650778065 Il ya 10 ans, disparaissait Pépé Kallé Le 29 novembre 1998, décédait le Continuer la lecture

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11 films, la plupart inédits en France, pour exprimer la diversité de la création cinématographique de la diaspora africaine

Du vendredi 2 au dimanche 4 septembre

CINÉMA LA CLEF 

  34 rue Daubenton
75005 Paris
M° Censier-Daubenton

 

 

 

 

LE PROGRAMME

 

VENDREDI 02 SEPTEMBRE A 18H00

18h00 Réception d’ouverture

19h00 Film d’ouverture: BESOURO
De Joao Daniel Tikhomiroff, Brésil, 2010, 1h34, en portugais sous-titré français
Un film d’action à grand budget, Besouro retrace l’impressionnante histoire de résistance et de révolte du légendaire Besouro Mangangà, un esclave rebelle du Brésil des années 1920 qui – avec l’aide des orishas (dieux) afro-brésiliens et sa puissante maîtrise de l’art martial de la capoeira – se battra pour sa dignité d’homme noir et pour la liberté de son peuple.

SAMEDI 03 SEPTEMBRE

14h00 COMMENT CONQUERIR L’AMERIQUE EN UNE NUIT
De Dany Laferriere, Canada/Haiti, 2004, 1h36, en français
Fraîchement arrivé à Montréal, le jeune haïtien Gégé s’est donné pour mission de conquérir l’Amérique en charmant la femme blonde.

16h00 UNE FEMME PAS COMME LES AUTRES
De Abdoulay Dao, Burkina Faso, 2009, 1h41, en français
Trompée dans son propre lit conjugal par un homme avec qui elle vit depuis sept ans, Mina (Georgette Paré), dirigeante d’entreprise prospère, décide de prendre un deuxième mari, dans une société où la polygamie ne suscite aucun signe de réprobation mais où la polyandrie est une pratique quasiment inconnue.

18h00 LES FILS DE BENKOS
De Lucas Silva, Colombie/France, 2003, 52mn, en français et espagnol sous-titré français
La culture africaine en Colombie vue et racontée à travers le prisme de la musique: le son palenquero, la musique venue de Cuba arrivée en Colombie en 1920 et la Champeta, musique exclusive des pauvres et déshérités qui a tout balayé sur son passage.
Débat après projection

19h30 MOZART NOIR A CUBA présenté avec VOUS AUTRES…
MOZART NOIR A CUBA
De Steve et Stéphanie James, Guadeloupe/Cuba, 2006, 52mn, en français et espagnol
Documentaire consacré à la vie et à l’oeuvre du Chevalier de Saint Georges (1745-1799), compositeur, violoniste et chef d’orchestre guadeloupéen, fils d’une esclave et de son maître.

+ VOUS AUTRES…
De Olivier Nelli, France, 2010, 8mn, en français
Aida, Rama, et Bijou, trois françaises, une origine: l’Afrique. Refoulées à l’entrée d’une boîte de nuit parisienne, les jeunes femmes sont en proie à la résignation ou à la colère.
Débat après projections

21h30 LES SEIGNEURS DE HARLEM
De Bill Duke, USA, 1997, 2h10, en anglais sous-titré français
Lorsqu’il sort de la prison de Sing-Sing en 1935, Ellsworth Bumpy Johnson (Lawrence Flishburn) retrouve Harlem en émoi. Stéphanie St Clair (Cicely Tyson), qui régnait sur la loterie des nombres, est désormais en concurrence avec le redoutable roi de la bière du Bronx, Dutch Schultz (Tim Roth), qui veut s’implanter dans le quartier noir. C’est la guerre.

DIMANCHE 04 SEPTEMBRE

14h00 FAMILY MOTEL
De Hélène Klodawsky, Canada/Somalie, 2008, 1h28, en anglais sous-titré français
Expulsées de leur logement à cause d’un retard dans le paiement de leur loyer, Ayan et ses filles se retrouvent dans un hôtel pour les laissés pour compte de la ville.
Family motel est un film dramatique inspiré par les histoires des hommes et des femmes qui, malgré des conditions de vies difficiles, se battent pour garder leurs rêves et intégrité intacts.

16h00 LE TEMPS DES CAMARADES
De Mohamed Chrif Tribak, Maroc, 2009, 1h23, en français et en arabe sous-titré français
Un film à propos de la vie universitaire sur le campus de l’université de Tetouan qui nous parle d’un moment peu connu dans l’histoire politique du Maroc. Ce film, qui illustre la confrontation idéologique entre étudiants musulmans et étudiants marxistes, nous fait penser à la turbulence politique actuelle de cette partie du monde.

18h00 BESOURO
De Joao Daniel Tikhomiroff, Brésil, 2010, 1h34, en portugais sous-titré français
Un film d’action à grand budget, Besouro retrace l’impressionnante histoire de résistance et de révolte du légendaire Besouro Mangangà, un esclave rebelle du Brésil des années 1920 qui – avec l’aide des orishas (dieux) afro-brésiliens et sa puissante maîtrise de l’art martial de la capoeira – se battra pour sa dignité d’homme noir et pour la liberté de son peuple.

20h00 FAIS DANSER LA POUSSIERE
De Christian Faure, France 2009, 1h30, en français
Elevée par sa mère bretonne, Maya, qui n’a jamais connu son père noir, part à la recherche de l’autre moitié de son histoire. A la croisée des chemins, ses rencontres, ses expériences la détruisent, la construisent, car Maya est une « résiliente », toujours prête à croquer la vie… Malgrè ce monde sans indulgence, sans complaisance, ni générosité à son égard, elle parvient à se hisser au sommet de son art: la danse.
Débat après projection

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