La référence culturel de la musique centre africaine
Soutenir la culture

Maziki risque de fermé !!!

Soutien des maintenant la culture centrafricaine avec un dont de 5€ tu aura ton Nom dans la page des remerciements.

 

Sultan Zembellat

3/ Seigneur Rochereau né Pascal Tabu Ley

 Seigneur Rochereau

Seigneur Rochereau

En 1963 Seigneur Rochereau né Pascal Tabu Ley en 1936 au Congo, Roger Izéïdi, et le guitariste Nico Kasanda dit Docteur Nico, alors transfuges d’African Jazz montent African Fiesta. Mokolo na ko kufa, Café Rio sont des tubes chantés par Seigneur Rochereau et Roger Izéïdi au sein de cette nouvelle formation. Docteur Nico ne manque pas l’occasion d’exceller à chaque enregistrement. En 1965 un différend oppose les artistes et c’est l’éclatement du groupe. Docteur Nico part former African Fiesta Soukissa et rencontre un grand succès avec Tu m’as déçu chouchou, Annie… Un chanteur de charme à la voix Angélique et mélancolique nommé Chantal devient la vedette de la nouvelle formation. Roger Izéïdi qui est un grand compositeur et éditeur de musique reste fidèle à son compagnon de toujours Seigneur Rochereau. Les deux acolytes montent African Fiesta le Peuple.

Seigneur Rochereau

Seigneur Rochereau

Puis, en 1966 Rochereau renforce son groupe par des musiciens de talents, notamment par le guitariste Satel qui modernise sa Rumba teintée de la Soul et de Pop. Rochereau remplace la clave par la batterie et invente le Soum Dioum, un style nouveau et vif s’inspirant de la musique Américaine. En 1966 même, Rochereau et son groupe participe au Festival Arts Nègres de Dakar initié par le Président Léopold Sédas Senghor. Rochereau doit son surnom de Seigneur grâce au Président Léopold Sédas Senghor, qui subjugué par la voix sublime de l’artiste lui attribue ce nom. Depuis, Seigneur Rochereau va de succès en Succès, sillonne toute l’Afrique et le monde entier pour jouer de la Rumba Congolaise. Ses disques sont joués dans toute l’Afrique. En 1970 Seigneur Rochereau se produit à la salle mythique de l’Olympia avec ses danseuses surnommées Rocherettes. Le succès est grandiose et notre artiste reçoit les compliments de Johnny Hallyday venu assister au spectacle. Claude François est entré dans la loge pour demander au Seigneur Rochereau un autographe. Rochereau vient d’atteindre le sommet de son Art par ce passage à l’Olympia. Moussa, Pitié, Kafulumayaï sont les chansons fétiches du Seigneur Rochereau que l’on entend partout en Afrique.

Puis, dans les années 80 l’artiste forme un Duo avec la chanteuse Mbilia Bel qui devient son épouse. Le couple enchaîne des tubes jusque dans les années 90 où ils se sont séparés. Depuis cette époque chacun fait cavalier seul et le succès s’arrête. Depuis au moins 3 ans Rochereau tourne le dos à la musique et devient vice Gouverneur de Kinshasa. Avec Joseph Kabassélé, Rochereau lui aussi est entré dans l’histoire de la Rumba du fait de ses talents et des œuvres qu’il compose. L’artiste est compositeur d’au moins 3 000 titres de Rumba. Avec Wendo Kolosoy, ce génie fait parti des dieux vivants de la Rumba Congolaise.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

Share on Facebook

1/ La Rumba Congolaise de Kinshasa

Joseph Kabassélé à droite

Joseph Kabassélé à droite

Joseph Kabassélé, Dr Nico et African Jazz

Joseph Kabassélé, Dr Nico et African Jazz

Depuis la création de la Rumba Congolaise jusqu’à ce jour, les artistes de la République Démocratique du Congo dominent l’Afrique sur le plan musical. Après la mort du chanteur Brazzavillois Paulo Kamba en 1950, son admirateur Kinois Wendo Sor devient une vedette incontestée de la Rumba Congolaise dans les années 50. Après Wendo Kolossoy, Joseph Kabassélé, Franco Luambo Makiadi, Seigneur Rochereau, Sam Magwana, Papa Wémba, Koffi Olomidé et Wera Son qui sont des artistes renommés et représentatifs la Rumba Congolaise dominent la scène musicale Africaine.

2/ Joseph Kabassélé

En 1953 Joseph Kabassélé alias grand Kalé Jeff né à Matadi au Congo le 16 décembre 1930 monte le groupe African Jazz et ramène l’Afro Cubain à ses racines Africaines. L’African Jazz s’inspire du Trio Matamoros et adapte en lingala El que siempre sou may qui donne une dimension internationale au groupe de Kalé Jeff. En 1959 Kalé Jeff engage dans son groupe le Seigneur Rochereau et les deux chantent Africa Mokili Mobimba composé par Deschaud dans un duo sublime qui donne ainsi à leur formation ses lettres de noblesse. Joseph Kabassélé a non seulement le génie d’adapter l’Afro Cubain à la Rumba Africaine, mais introduit le premier les trompettes dans ce nouveau genre musical. Ainsi, à travers African Jazz, l’Afrique retrouve les cuivres du célèbre groupe Cubain la Sonora Matancera qui inspire Deschaud dans Africa Mokili Mobimba.

Joseph Kabassélé et African Jazz

Joseph Kabassélé et African Jazz

En 1960 Joseph Kabassélé et son orchestre African Jazz accompagnent Patrice Emery Lumumba à la Table Ronde de Bruxelles consacrée à l’Indépendance du Congo Démocratique. Joseph Kabassélé écrit et enregistre avec sa formation  » Indépendance Cha Cha  » qui devient l’hymne de l’Indépendance d’Afrique. Ce voyage permet à Joseph Kabassélé de rencontrer un homme qui devient plus tard une célébrité mondiale. Il s’agit de Manu Dibango qui est pianiste à cette époque du groupe les Anges Noirs chanteur Cap Verdien Fonseca. Kalé Jeff est subjugué par les talents du pianiste Manu Dibango. Aussi, le guitariste rythmique d’African Jazz Deschaud s’inspire plus tard de la rythmique joué au piano par Manu Dibango pour meubler la Rumba Congolaise. Indépendance Cha Cha fait de Kalé un chanteur populaire et chantre de l’Indépendance Africaine. L’Indépendance Cha Cha est dansée partout en Afrique pour marquer la liberté retrouvée après des siècles d’esclavage et de la colonisation. De 1950 à 1960 la fièvre de Cha Cha Cha fait rage en Afrique. Aussi, le guitariste soliste d’African Jazz Docteur Nico qui estampille Indépendance Cha Cha Cha avec sa guitare électrique devient populaire et l’un des virtuose d’Afrique.

Joseph Kabassélé

Joseph Kabassélé

Dans les années 70 Joseph Kabassélé ayant atteint une stature internationale monte après la dissolution d’African Jazz, une nouvelle formation dénommée African Team. Ce groupe composé de Manu Dibango et de Don Gonzalo apporte à la Rumba Africaine toute sa dimension Afro Cubaine. Kalé Jeff invente déjà le style d’Africando actuel. Le flûtiste arrangeur Don Gonzalo apporte à la formation Africa Team toute la saveur de la Charanga Cubaine chantée en Lingala. Simba nga makassi, Ma Vicky, Essous Jean Serge, Yvette, Cococo qui est là ? Ba mo na ki yo sont des morceaux Son Cuban, Charanga qui continuent à faire danser l’Afrique et le monde entier. Mort dans une précarité totale en 1983, Joseph Kabassélé dit Kalé Jeff a le mérite de populariser l’adaptation de l’Afro Cubain en Afrique et d’introduire les cuivres Cubains dans la Rumba Congolaise. C’est aussi un des pionniers des thèmes de prise de conscience Panafricaine du fait d’immortaliser l’Indépendance Africaine en musique. D’ailleurs, Cuba lui a rendu à sa mort un hommage national à la radio et télévision Cubaine pour lui témoigner sa reconnaissance concernant la promotion de la musique Afro Cubaine en Afrique et également pour ses talents de grand chanteur.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

Share on Facebook

Patrice Emery Lumumba

Patrice Emery Lumumba

L’Histoire du Congo est atypique de celle de la colonisation Africaine. Tout d’abord, le journaliste Américain Henry Morton Stanley qui part en 1867 à la recherche de Linvigstone à partir de Zanzibar découvre le Congo. Le Roi Léopold II de la Belgique soutient financièrement le journaliste dans cette exploration du fait d’enjeu économique que pourra générer cette nouvelle découverte. Après le partage de l’Afrique entre 1885 et 1894 à Yalta, le Congo est devenu la propriété du Roi de Belgique Léopold II. Ainsi, le Congo devient la colonie privée du Roi des Belges et le pays devient l’Etat souverain du Congo qui passe sous l’administration du Monarque entre 1884 à 1908. Ce vaste pays d’Afrique devient une colonie Belge en 1908. A partir de 1908 le Congo passe sous l’administration Belge sous la pression de la communauté internationale qui dénonce l’exploitation économique des Congolais, notamment pour en ce qui concerne la culture du Caoutchouc qui enrichie la Belgique et des exactions proférées à l’endroits de cette population noire.

Mobutu sésé séko

Mobutu sésé séko

Le Zaïre est devenu la République Démocratique du Congo depuis 1997 par l’arrivée au pouvoir de Laurent Désiré Kabila. Située en Afrique Centrale et peuplée de 50 millions d’habitants, la RDC est un pays connu dans le continent et mondialement par une Culture Musicale forte, dominante et populaire appelée Rumba Congolaise. La Rumba Congolaise à travers ses Ambassadeurs Wendo Sor, Joseph Kabassélé, Seigneur Rochereau, Luambo Makiadi, Papa Wemba, Zaïko Langa Langa et Koffi Olomidé contribuent à la découverte de la République Démocratique du Congo et fait sa fierté.

Laurent Désiré Kabila

Laurent Désiré Kabila

Après la table ronde de 1960 sur l’indépendance tenue à Bruxelles, le MLC (Mouvement de la Libération du Congo) de Partice Emery Lumumba gagne les élections et devient Premier Ministre du Congo en 1961. Panafricaniste et nationaliste, Partice Emery Lumumba est dans le collimateur des impérialistes qui aident le Colonel Joseph Désiré Mabutu à le renverser en 1965. Mobuto instaure un régime tyrannique, fonde le MPR ( Mouvement Populaire de la Révolution) qui développe une politique d’authenticité calquée sur le model Chinois de Mao Tsé – Tchoung. Mobutu Zaïroinise les postes, c’est-à-dire chasse les cadres Belges et les fait remplacer par des Congolais dans la plupart ne sont pas qualifiés. Le système de l’enseignement est déstructuré et c’est sans doute le point de départ d’une désorganisation de l’école Congolaise. Le pays est mal géré en dépit de ses richesses potentielles immenses. Le sous-sol de RDC est riche en Cobalt, Uranium, Diamants, Cuivre…
En 1997 Laurent Désiré Kabila, l’un des anciens lieutenants de Patrice Eméry Lumumba prend le pouvoir par une lutte armée soutenue par l’Ouganda et le Rwanda. En 2001 Laurent Désiré Kabila est assassiné et son fils Joseph Kabila lui succède au sommet de l’Etat. Joseph Kabila organise des élections Présidentielles en 2006 et est élue face à Jean Pierre Mbemba, l’un de ses anciens Vices Présidents de la République pendant la transition démocratique du pays.

Joseph Kabila

Joseph Kabila

Le Lingala, le Swahéli, le Tshiluba, le Kikongo, Munukutuba sont les cinq langues nationales parlées en République Démocratique du Congo. Mais il importe de signaler que le Lingala venue du nord devient une langue populaire dans ce pays du fait que c’est la langue de la Rumba. La plus part des chansons de Rumba sont chantées en Lingala et ce qui contribue à sa popularité par rapport à d’autres langues. Le français est la langue officielle du RDC. Depuis le transfert de la capitale de Boma à Kinshasa en 1929, l’on assiste à une Culture  » Kinoise  » fondée sur un brassage des populations venues de tous les horizons du pays. Ce mixage ethnique donne naissance à un ciment national qu’est la langue Lingala. Qu’on soit Mangala, Moukongo ou Molouba, le Lingala et le brassage des populations font tomber des barrières claniques au Congo. Aussi, force est de constater qu’une solidarité se développe entre les Congolais de l’étranger en fonction de leurs quartiers Kinois et non par rapport à leur origine ethnique, contrairement à d’autres communautés Africaines. A titre d’exemple, en France les Kinois se regroupent et développent une solidarité par quartier. Les habitants de Djili, Ma campagne, Matongué se regroupent en association de solidarité. Cette pratique dénote de l’esprit de tolérance développé par les Congolais qui dépassent le stade  » d’ethnitisation « , contrairement à certains Africains.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

Share on Facebook

7/Les évènements politico – militaires de Brazzaville

Brazzaville

Brazzaville

Dans les années 70 le Congo Brazzaville est doté d’une industrie musicale (studio d’enregistrement et une fabrique de disque) dénommée SOCODI et installée par une mission de la coopération de la Chine Populaire. Cette structure qui fait de Brazzaville une capitale Culturelle et d’industrie musicale qui attire majoritairement des artistes et groupes du Congo voisin se modernise et devient l’IAD avec une unité de duplication de k7 audio. Malheureusement, les évènements politico-militaires de 1997/1998 ont occasionnent la destruction de l’unique structure Culturelle de la sous région et pénalisent de ce fait les artistes. La Musique Congolaise moderne s’essouffle.

Kosmos Moutouari

Kosmos Moutouari

Après avoir rencontré des succès mondiaux incontestés à travers leurs portes drapeaux : Franklin Boukaka, Pamelo Moun’ka, José Missamou, Aurlus Mabélé, Pierre Moutouari, Zao, Youlou Mabiala, les Mbamina, la Musique Congolaise moderne s’essouffle. La musique Congolaise est en baisse de régime depuis les années 90 et subit la domination de son voisin le grand Congo. Plusieurs raisons expliquent cette chute vertigineuse de la Rumba Brazzavilloise. Tout d’abord, le déséquilibre occasionné par la guerre civile à répétition qui déstabilise les groupes locaux et tout le circuit économique existant. Quand l’économie va mal, le Culturel aussi souffre. L’état de pauvreté avancé des Congolais ne leur permet point en ce moment de consommer leurs produits culturels. Aussi, la situation économique dégradante pousse de nombreux artistes sur le chemin de l’exil et provoque de ce fait une pénurie de musiciens expérimentés au pays. De plus, l’absence d’une Politique Culturelle pouvant encourager le renouvellement des anciennes gloires est à prendre en compte. Enfin, la perte d’identité du style Musical Congolais a aussi contribué à sa chute. Autrefois, l’on distingue le  » Bantou de la Capitale  » d’  » Ok ! Jazz  » du Congo voisin par son style de guitare estampillé par Géry Gérard et par le chant harmonique teinté d’accent Brazzavillois dans laquelle l’on reconnaît les timbres de Pamelo Moun’ka et Kosmos Moutouari.

8/Le FESPAM ( Festival Panafricain de Musique )

Bantous de la Capitale

Bantous de la Capitale

Le FESPAM (Festival Panafricain de Musique) demeure un outil de revalorisation de la Rumba Congolaise en péril, à la condition de bien redéfinir ses objectifs et de lui donner un sens. Le FESPAM fondé depuis 1996 qui vise à regrouper des artistes mondiaux ne revalorise pas malheureusement la Musique Congolaise qui souffre encore dans son ghetto. Ce Festival aurait pu être une occasion donnée de remobiliser et de remotiver la jeunesse Congolaise autour de différents Ateliers Musicaux développés dans le cadre d’Echanges avec des artistes étrangers et expérimentés afin de relancer la Rumba, ce riche patrimoine Culturel en crise. Il est dommage que l’aspect pédagogique même de cette grande Rencontre Musicale Africaine soit occulté par le côté Festif de l’Evènement.

José Missamou

José Missamou

A titre d’exemple, la thématique de FESPAM de 2005 qui vise la Salsa à la rencontre de la Rumba aurait pu faire l’objet en amont et pendant le Festival d’Ateliers d’Echanges de Pratique Musicale ou de Fabrication d’Instruments entre des artistes Congolais, Africains et Cubains. En quoi et dans quelles conditions un rapprochement, un lien ou un enrichissement peut être fait entre la Rumba Congolaise et la Salsa Cubaine ? jouer ensemble sur une scène ne suffit pas forcément de comprendre et d’intégrer la musique de l’autre. En tout état de cause, le FESPAM demeure un outil de revalorisation de la Rumba Congolaise en péril, à la condition de bien redéfinir ses objectifs et de lui donner un sens. Aussi, le gouvernement Congolais doit prendre en compte l’encadrement des nouveaux talents par des anciennes gloires du pays encore vivantes à ce jour. Essous Jean Serge, Nganga Edo, Cosmos Moutouari, Géry Gérard, Céli Bitchu, Boy Banda, Master Mwana Congo ont beaucoup de choses à transmettre à la jeune génération Congolaise qui s’intéresse à la musique.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

Share on Facebook

4/ Franklin Boukaka

Franklin Boukaka

Franklin Boukaka

Franklin Boukaka musicien intellectuel et engagé est tué en 1972 sous le règne de Marien Ngouabi. Qui ne se souvient pas de Franklin Boukaka et de ses chansons engagées ?  » Les Bûcherons  » est une oeuvres qui reste encore gravées dans la mémoire collective de tous ceux qui militent pour la Liberté de leur peuple.  » Tout homme doit mourir un jour mais, toutes les morts n’ont pas la même signification « . A travers cette chanson intitulée  » les Immortels « , Franklin Boukaka rend hommage aux combattants de la Liberté ( Médhi Ben Barka, Barthélémy Boganda, André Matchoua, Oum Niobé, Simon Kimbangu…)

Franklin Boukaka musicien intellectuel et engagé Congolais est né vers 1940 à Brazzaville et est tué en 1972 sous le règne du Président Marien Ngombi. Franklin Boukaka est avant sa mort le meneur du Mouvement Culturel Congolais, dénonce le colonialiste et la misère de son peuple.  » le peuple bouffe des légumes pendant que certains se nourrissent de la bonne chaire « . En ce terme, Franklin Boukaka de  » Cercul Jazz  » dénonce le pouvoir en place qui opprime le peuple. Si le Congo Brazzaville excelle dans les chansons d’amour à travers sa Rumba, quelques rares musiciens intellectuels, révolutionnaires, réactionnaires, visionnaires et panafricanistes comme Franklin Boukaka et Alpha Blondy abordent des thèmes de prise de conscience nationale et internationnale. Outre la collaboration de Franklin Boukaka avec Manu Dibango sur plusieurs enregistrements,  » Antoinette Muanga  » l’une de ses titres est repris par de nombreux Cubains et notamment par le célèbre groupe  » Orchestra Aragon de Cuba « . Avec la mort de Franklin Boukaka disparaît une voix d’Afrique qui défend les les plus faibles.

5/ Les Trois Frères

Youlou mabiala

Youlou mabiala

En 1977 Marien Ngoambi est tué et Joachim Yombi Opango prend le pouvoir et demande le retour des artistes du pays qui évoluent au Congo voisin et parmi lesquels : Michel Boy Banda, Youlou Mabiala, Loko Masséngo et Céli Bitshu. En voulant consolider la musique Congolaise, Joachim Yombi Opango recherche à vrai dire à renforcer son pouvoir en faisant appel à ces chanteurs célèbres. D’où la création  » du groupe « trois Frères  » en 1977 composé de Youlou, Loko Masséngo et Boy Banda qui secoue le Congo à travers le tube  » Chéri Kamikaze « . Céli Bitchu reste à kinshasa où il évolue au sein d’Ok ! Jazz de Franco Luambo Makiadi. En 1977 le mouvement de jeunesse Culturelle avec l’UMC rassemble les Ecrivains, les Plasticiens, les Dramaturges, les Comédiens en une grande organisation dénommée l’UNEAC (Union Nationale des Ecrivains et Artistes du Congo) avec son premier Président Mountou Tipoua Joseph, l’ancien chef d’orchestre  » d’Orphée Jazz « .

6/ L’UNEAC

Zao

Zao

L’UNEAC est à l’origine de la création de FESPAM ( Festival Panafricain de Musique ) organisé depuis 1996 à Brazzaville sous le Président Pascal Lissouba. Le BCDA (Bureau Congolais des Droits d’Auteur) et le syndicat des artistes Congolais sont fondés dans les années 80 par Ange Linaud et Lucien Kimpouni. Les deux organisations sont présidés en ce moment par Ibel Ibéla et Dercy Mandjangou. Ange Linaud devient en 1995 et 1996 Conseillé spécial du Premier Ministre en matière Culturelle. Il participe au premier FESPAM en 1996 où il chante  » C’est toi que je préfère  » avec Mamie Claudia, chanteuse Congolaise décédée dans les années 90.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

Share on Facebook

1/ La Rumba Congolaise de Brazzaville

Antoine Moundanda
Antoine Moundanda

La Musique Congolaise de Brazzaville qui a longtemps fait la pluie et le beaup temps en Afrique et sur le plan international est en crise. Et pourtant, le Congo Brazzaville à travers Paulo Kamba est le berceau de la Rumba dite Congolaise. Brazzaville capitale de l’Afrique Equatoriale Française et de la France Libre est aussi la capitale de la Rumba depuis les années 40. Brazzaville a été longtemps une plaque tournante de la Rumba Congolaise. « Brazza la verte » rythme à l’époque au pas de la Rumba de « Poto Poto » à « Bakongo » et de Brazzaville à Pointe Noire. Il y a la multiplicité des orchestres et des groupes vocaux de 1950 à 1980 à Brazzaville. L’on vient de Kinshasa et de Bangui pour faire la fête à Brazzaville avec le « Bantou de la Capitale » et le lendemain, l’on se défoule chez le « SBB ». Malheureusement cette époque est révolue.

2/ Les années 30 et 50 marquent la naissance des formations, Jean Réal, Cato,Victoria, JD Bohême, Négro Jazz, Cercul Jazz, Négro Band et Bantou de la Capitale.

Lucie Eyenga

Lucie Eyenga

Brazzaville devient une Capitale Culturelle Africaine dans les années 30 et 50. L’Antillais Jean Réal, est l’un des premiers musiciens à s’y produire dans les années 30 avec son orchestre de Rumba Congolaise. A Pointe Noire, l’orchestre des Béninois dénommé Cato se produit régulièrement pendant la même période. Puis, dans les années 40, Paulo Kamba fonde Victoria Brazza au quartier Poto Poto. JD Bohême (Jeunesse de Dahomey) créé à cette période par des Béninois et le musicien Congolais Fila au quartier Bakongo. Ces  formations animent la vie de la cité et font de Brazza une plaque tournante musicale. Paulo Kamba invente autour de son orchestre un groupe d’animation de femmes Congolaises qui participent activement aux concerts du groupe Victoria.

Essou Jean Serge

Essou Jean Serge

C’est au sein de ce groupe de femmes appelé «Muziki» (mouvement de femmes Congolaises qui milite pour leur émancipation par l’accès à la Culture et par le développement d’une solidarité entre les membres de l’association) qu’émerge Lucie Eyénga qui devient à Kinshasa l’une des premières chanteuses Africaines. Paulo Kamba participe ainsi à l’émancipation de la femme Congolaise longtemps confinée aux tâches ménagères.

Ensuite, des Congolais évolués fondent en 1950 le Cercul (Cercle Culturel Congolais) pour promouvoir la Culture de leur pays et prendre part à l’émancipation de la femme Congolaise. Ce mouvement Culturel donne naissance à différents groupes musicaux parmi lesquels Négro Jazz en 1950 (Jean Serge Essous et Edouard Nganga), Cercul Jazz en 1953 où émerge le chanteur engagé Franklin Boukaka et l’orchestre Négro Band en 1957 fondé par Max Masséngo. C’est au sein de ce groupe qu’émerge Lucie Eyénga dans Brigitte qui devient un tube. L’année 1959 marque la naissance de l’orchestre Bantou de la Capitale avec Jean Serge Essous, Nino Malapet, Celestin Nkuka et Saturnin Pandi qui devient une institution et le porte drapeau musical Congolais. C’est au sein de Bantou de la Capitale qu’est né la danse Boucher en 1965, qui devient populaire en Afrique. Puis, l’on assiste à partir des années 70 à l’explosion des groupes vocaux Congolais.

3/ Ange Linaud marque l’histoire de la Rumba Brazzavilloise

Ange Linaud
Ange Linaud

Djéndo Mouba Ange dit Ange Linaud est né à Brazzaville en 1947. Il devient Boucher après ses études primaires et débute sa carrière de chanteur en 1957 et intègre la chorale de l’église de Saint Anne de Brazzaville baptisée Les Piroguiers. Ange Linaud fait partie d’un Mouvement Culturel des Bouchers Congolais qui inventent au marché Total de Brazzaville la célèbre danse Boucher pendant les concerts de l’orchestre Bantou de la Capitale en 1965.

Ange Linaud le compositeur et interprète de la célèbre chanson C’est toi que je préfère qui a fait le tour du monde débute dans le groupe des fonctionnaires. Ce groupe est composé d’Ange linaud, Sam Moréno dit Sam Mangwana, Pécos, Céli Bitchu…) Cette formation a vu le jour pour faire la musique parce qu’il y a l’orchestre le Cercule Jazz, issu du mouvement Culturel Congolais et qui fait bouger tout Brazzaville. Le groupe des fonctionnaires se produit sur l’avenue André Matchoua à Bakongo.

Puis, le groupe des fonctionnaires devient Rubambéros, formation phare d’African Jazz qui alimente Joseph Kabassélé en chansons. Sylvain Mbemba et Gérard Bitchindou le compositeur de Lolita Miya et Lamoré forment l’ossature de ce groupe musical composé en majorité d’intellectuels des deux rives du Congo. Nous sommes en 1959 et le Congo Brazzaville Prépare son accession à l’indépendance. Dans le groupe des fonctionnaires, Ange Linaud interprète la chanson française. Géry Gérard le soliste part pour Bantou, d’où la disparition du groupe des fonctionnaires.

Ange Linaud réside au quartier Bakongo où l’on assiste au développement de plusieurs groupes vocaux dans les années 70. Les Cheveux Crépus avec Jacques Loubelo, Albert Massamba Coster et Prosper Nkouri. Les Echos Noirs de Sambango, Martino et Titos, groupe devenu Mbamina qui évolue en France de 1970 à 1990. Il y a également Les Mains Blanches, les Colles bleues qui animent la vie musicale Brazzavilloise.

Variété française et la Salsa Cubaine.

De 1960 à 1963 Ange Linaud est devenu Boucher en ville et intègre le groupe Mayombé qui anime des bals des blancs. Un orchestre de boîte qui chante en Français. Gérard Madiata qui chante en français anime dans des boîtes et des soirées officielles à Kinshasa. Dans les années 60 l’on assiste à deux tendances musicales élitistes à Brazzaville et à Kinshasa. Ange Linaud et Gérard Madiata chantent la variété française tant dis que Grand Kallé et Franklin Boukaka jouent de l’Afro-Cubain.

Pamelo Mounka
Pamelo Mounka

Ange Linaud, Sam Mangwana et de la Lune fondent le groupe Témbo le Peuple en 1967. Puis, le baroudeur créé en 1969 sous le règne de Marien Ngouambi le SBB Super Boboto avec Kinzonzi jules, Pirate, du Soleil, Nkaya Matos, Aimée Amédé Kibuilou. Le SBB est créé chez Faignond avec Albert Massamba Coster. En 1972 il y a eu la dislocation de SBB, suite à la création de plusieurs orchestres tels que Mando Négro kouala Kwa avec Master Mwana Congo, Sinza kotoko de Ya Gabi, puis des groupes amateurs Bélingué, Sakana, Ndimbola Lokolé, Les As qui donnent naissance à l’orchestre Ballet National de la Jeunesse en 1977 sous la direction Lucien Kimpouni, Pambou Tchikaya, Amédée Kibuilou, Denis Loubassou la Cloche et Saiskin Molénga.

Lucien Kimpouni et Ange Linaud fondent en 1977 l’UMC ( l’Union des Musiciens Congolais ) et Ange Linaud devient son premier Président. Ange Linaud est décédé en 2001, après avoir contribué à l’histoire de la musique Congolaise et rencontré un grand succès mondial avec son célèbre tube C’est toi que je préfère, arrangé par de la Lune ya Luna. Véritable baroudeur et ayant marqué l’histoire de la musique de son pays, le parcours d’Ange Linaud mérite d’être raconté dans ce document.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

Share on Facebook