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Sultan Zembellat


Nous apprenons le décès ce jour à Paris des suites de maladie, du chanteur, compositeur, et artiste musicien centrafricain Sultan Zembellat, de son vrai nom Ghislain Jean -Baptiste ZEMBELLAT né le 15 mars 1959 à Bangui en Centrafrique.

le web-master et ami de sultan ,  adresse à sa famille ainsi qu’à ses proches, ses condoléances les plus attristées.

Qui était Sultan ZEMBELLAT ?

« Sultan » était en fait un surnom donné par ses petits camarades d’école primaire où il excellait déjà en épreuve d’Histoire (il pouvait citer de tête plusieurs Sultans à travers l’Histoire de Centrafrique.) Sultan est devenu chanteur à l’âge de 15 ans.

Né d’une famille de chanteurs musiciens, il a beaucoup appris de son feu oncle Joachim Marcel VOMITIENDE, Chef de fanfare Nationale, professeur de musique en Centrafrique

Il était un ancien élève de l’Ecole des Beaux Arts de Dakar, et titulaire d’un DEUG d’Arts Plastiques et d’une Maîtrise en Economie Sociale.

D’abord membre fondateur des ensembles Kongo – Wara et Kokombo à Paris, Sultan ZEMBELLAT dirigeait le groupe Maïgaro dont il était le fondateur. Il chantait l’amour, la nostalgie de Bangui, la terre de ses ancêtres, abordait des thèmes de prise de conscience nationale et exprimait l’âme du peuple centrafricain

Il avait trois disques à son actif: Le premier Mea Culpa en 1984, le deuxième lancé en 1987 et « Séré Boulon » en 1996. Après dix années d’absence de production discographique, Sultan a fait récemment un retour en force avec trois albums. Tout d’abord,  » le Baténgué  » bal populaire centrafricain qui est un mélange de la Rumba de Bangui et de la Salsa. Il avait crée le site internet maziki.fr qu’il animait avec talent afin de vulgariser la musique centrafricaine et son histoire.

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APMA / Maïgaro
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APMA / Maïgaro est une Association qui a pour but de Promouvoir la Musique Africaine en France et à l’étranger. Elle a également pour objet la gestion d’un Cyber – Café Social et Musical en direction d’un large public. Elle est régie par la loi de 1901 et dispose d’un orchestre dénommé Maïgaro comme moyen de promotion des artistes africains.

Le groupe Maïgaro est souvent invité pour animer des concerts organisés par des Maisons de Jeunes, des Associations et par des sociétés de spectacles. Elle a un département consacré à la Promotion de la Musique Centrafricaine qui fait encore figure de parent pauvre.

APMA / Maïgaro défend les intérêts matériels et moraux de ses membres, accompagne des artistes démunis ou sans papiers dans la récupération de leurs droits, notamment dans les démarches d’accès aux soins, de la régularisation de titre de séjour et de souscription à une Mutuelle Collective.Maïgaro/APMA
Association pour la Promotion de la Musique Africaine
N° Préfecture de Police: 88/2142
Code APE: 923 A Activités Artistiques
N° Siret: 478 057 854 00018

Pour vos dons et soutiens à l’association:
Maïgaro/APMA
Association pour la Promotion de la Musique Africaine
Chez Sultan Zembellat
29, rue Navier 75017 Paris (France)
Tél : 01 44 85 93 06
Portable : 06 85 89 81 43
maziki@free.fr

Parmi les activités connues d’APMA/Maïgaro

2005 Concert au Café Restaurant Impala sur les Champs Elysées à Paris
2003 /2004 Animation de différentes animations à Paris,banlieue et préparation d’un album Salsa pour Sultan Zembellat
2002 Concert à l’occasion de la Journée Mondiale de la lutte contre le Sida à l’hôpital Kremlin Bicêtre à Paris.
2001 Concert à l’occasion de la Journée Mondiale de la lutte contre le Sidaà l’Hôpital Pitié Salpêtriere à Paris.
2000 Concert marquant le 3ème Millénaire à la Présidence de la République (Centrafrique)
1999 Réveillon l’an 2000 à l’Assemblée Nationale Centrafricaine à Bangui ( Centrafrique)
1997 / 1998 Différentes Animations Musicales à Paris
1996 Fête de la Voix Populaire à Gennevilliers banlieue Parisienne
1995 Anniversaire de Canal + Horizons (Canal + d’Afrique) à Paris
1995 Concert à l’hypodrome de Vincennes dans le cadre des Amitiés France – Afrique en matière de Tiercé
1993 Prestations pour des émissions télévisées africaines
1992 Grande Soirée Afro -Antillaise au Centre Culturel Georges Pompidou à Paris.
1991 Atelier de Musique autour des Techniques d’enregistrement en collaboration avec la DRAC ( Direction Régionale des Affaires Culturelles) à Paris
1990 Festival de Musiques Traditionnelles de Ris – Orangis en banlieue Parisienne
1989 Bicentenaire de la Révolution à Sartrouville en banlieu Parisienne.

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Le langage tambouriné par le Linga et le Kalangba

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Le langage tambouriné est un message codé et exécuté par le moyen des instruments traditionnels Linga et Balafon Xylophone ou Kalangba chez les Banda, Gbaya et autres ethnies de Centrafrique. Le principe est fondé sur la reproduction de phrases mélodiques parlées, surtout le Banda qui est une langue à tons musicaux bien marquées. En général, les langues Centrafricaines son des langues à tons. D’où la facilité de reproduire des phrases sur le Linga et le Balafon qui deviennent de ce fait des instruments parleurs. Le  » linga  » est une percussion creusée dans un tronc d’arbre. La caisse de résonance creusée produit un son aigu.

Le  » linga  » est également un instrument de communication qui permet au groupe ethnique Banda d’envoyer des messages en alphabet morse dans des villages proches ou éloignés. Ainsi, le  » linga  » permet d’annoncer aux villages voisins, des nouvelles (naissance, circoncision, décès…)

troupes_tourisme10Pendant la période coloniale, notamment lors des travaux forcés, de peur d’une révolte généralisée, l’administration interdit l’usage de  » linga  » pour éviter aux noirs de se communiquer. Dans l’exécution du rythme « gbadouma » de la Basse Kotto proche de la musique de l’ethnie Banda, le soliste de « linga » improvise tantôt des messages codés et tantôt des phrasés simples pour meubler la musique jouée. L’exemple populaire du langage tambouriné en langue Banda est le suivant: « Yivrogni kosségué, étchékrandé laloto »
Il a plu tout à l’heure, il fera beau demain.

Ces phrases transposées sur le Linga ou le Kalangba se jouent sur trois tonalités différentes pour bien exprimer la valeur des tons employés.Le langage tambouriné fonctionne sur le même principe que l’alphabet morse abandonné depuis ces dix dernières années avec le progrès de la téléphonie moderne et d’Internet. Tout comme le fonctionnement d’alphabet morse le langage tambouriné intègre la démarche d’interactivité dans la mesure où deux villages peuvent entrer en communication de longue distance, de préférence la nuit du fait de la tranquilité. Est-ce les Banda de la République Centrafricaine qui auraient inventé l’alphabet morse? L’absence sans doute de l’écriture de cette forme de message codé n’a point permis de reconnaître aux Banda, du moins aux Centrafricains la paternité de ce mode de communication qui est à la base de nombreuses révolutions en matière de téléphonie moderne. De nos jours, la pratique du langage tambouriné est en voie de disparition du fait de l’exode rurale et de la modernité. La majorité des jeunes quittent leurs campagnes pour la capitale Bangui en espérant trouver une vie meilleure. De plus, l’arrivée des dancings équipés d’appareils modernes est l’une des raisons qui démotive à la pratique d’instruments traditionnels et de communication linga et de Kalangba.

Le langage tambouriné  : Anthologie de la Musique Centrafricaine : maziki.fr
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Musique Traditionnelle Centrafricaine

Musique Traditionnelle Centrafricaine
Sur le plan Culturel, la République Centrafricaine possède tout un patrimoine musical traditionnel riche et varié selon ses différentes régions. Certains spécialites qualifient la République Centrafricaine d’un scandale Culturel du fait même de riches et variantes musicales de ce pays. D’ailleurs, l’ethnomusicologue Simha Arom venu à Bangui dans le cadre d’une mission de coopération entre l’Israël et la Centrafrique, et pour encadrer la fanfare nationale est subjugué par la musique des Pygmées. Après avoir étudié la polyphonie des Pygmées de Centrafrique plusieurs années durant, il en devient l’un des spécialistes mondialement connu et célèbre.
La Polyphonie des Pygmées Aka qui est un style musical millénaire et particulier qu’on ne présente plus, la musique des Banda Brotto et Ongo dont les instruments sont des racines rongées par des termites, la Cithare de la Lobaye qui a donné naissance au Monté Guènè, un nouveau genre musical Centrafricain sont autant de richesses Culturelles Centrafricaines à découvrir.


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La tenue d’un Forum Culturel est un débat qui implique la plupart des acteurs concernés par la Culture centrafricaine et aurait sans doute du mérite de définir des objectifs visant la protection et la vulgarisation de notre riche Patrimoine Culturelle méconnue à ce jour.

Outre la définition d’une Politique Culturelle, l’un des objectifs recherchés par cette rencontre est la réorganisation de Bucada (Bureau Centrafricain des Droits d’Auteur) qui connaît un dysfonctionnement depuis sa création, l’amélioration de conditions de vie des artistes, la restructuration du notre Ministère de la Culture dont les missions sont mal définies et enfin, la place de la République Centrafricaine dans la mondialisation, pour en ce qui concerne la Diversité Culturelle.
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Considérant le manque de volonté politique de l’Etat Centrafricain lié au développement de la Culture Centrafricaine dans sa globalité,

Considérant le blocage lié à la mise en place et au fonctionnement du BUCADA (Bureau Centrafricain des Droit d’Auteur) orchestré par des fonctionnaires Centrafricains véreux qui trouvent leur compte dans cette situation malheureuse ne permettant pas aux artistes Centrafricains de toucher leurs droits d’Auteur,Considérant l’absence de soutien de l’Etat à l’endroit de l’ensemble de nos artistes ayant des fonctions sociales au pays et dont la majorité vit dans une pauvreté totale,

La troupe traditionnelle Ongo

La troupe traditionnelle Ongo

Considérant l’absence d’une réglementation relative à la Protection de l’ensemble du Patrimoine Culturel Centrafricain dans la mesure où nos œuvres sont régulièrement pillées par l’extérieur,

Je demande et j’exige :

1/ La redéfinition d’une Politique Culturelle Centrafricaine avec l’implication des principaux acteurs concernés dans l’élaboration d’un document à cet effet.

2/ La mise en place d’une structure de Gestion Autonome pouvant gérer le BUCADA avec un Conseil d’Administration composé des artistes concernés,
Le groupe Cool Stars

3/ L’accession des artistes Chanteurs, Musiciens, Comédiens, Plasticiens, Peintres, Cinéastes et Ecrivains à un statut reconnu pouvant leur permettre de bénéficier des soins médicaux et d’une retraite,

4/ L’élaboration d’un texte de loi pouvant régir la protection de l’ensemble du Patrimoine Culturel Centrafricain.

5/ L’affectation à la Culture d’1 % du Budget National pour permettre son développement.

6/ La Séparation des entités Culture et Sports pour permettre la meilleure gestion de chaque Ministère et aussi de mettre en application la recommandation du Dialogue National sur cette question.

7/ La création d’une Victoire de Musique Centrafricaine pour encourager les artites et les nouveaux talents

8/ L’introduction de la Musique dans les écoles Centrafricaines afin de consolider la Culture Musicale de la Génration Future.

9/ La place de la République Centrafricaine dans la Mondialisation, notamment dans le dommaine de la Diversité Culturelle.

maziki.fr
Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

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XXVI/ L’Histoire de la Musique Gabonaise méconnue comme celle de Centrafricaine

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Histoire de la Musique Gabonaise

Pierre Akédéngué

Pierre Akédéngué

Sur le plan musical et à l’échelon international, Pierre Akéndégué depuis au moins 30 ans est l’Ambassadeur du Gabon. Pierre Akéndégué évolue dans ses débuts dans Afro Succès aux côtés d’Hilarium Nguéma et fait un succès avec  » Télégramme « . Ce Chanteur engagé et intellectuel étudie la musique au Conservatoire avec Mireille Mathieu à Paris où il envoie régulièrement des chansons dont  » Koukou moulélé  » qui est tube international. Hilarium Guéma et Oliver Ngoma connaissent depuis une dizaine d’année un succès au-delà du Gabon. Sur le plan local il y a des artistes de talents et ceux qui émergent parmi lesquels Mac Joss, Rosalie Mablove, Marie Colombe, Annie France Batchilili, Amandine, sheila, Landry Ifuta…

la Musique Gabonaise reste inconnue comme celle de Centrafrique.

Amandine

Amandine

Bien que ces artistes soient connus et émergeants, la Musique Gabonaise reste inconnue comme celle de Centrafrique. Et pourtant, plusieurs styles musicaux et variés Gabonais peuvent contribuer à la découverte de cette richesse Culturelle. Dans les rues de Libreville la Rumba Congolaise est mêlée au Zouk Love et aux Musiques Traditionnelles Fang, Myéné, Nzémbi, Obamba, Lumbu, Punu, Batéké et Oriengo. Le Gabon se modernise, mais conserve une dominante musicale traditionnelle et voire même au niveau de la danse et des tenues de scène. L’absence sans doute d’une synthèse de ces différents styles musicaux constitue un frein sur le rayonnement mondial de la Musique Gabonaise. Une Musique Urbaine dénommée  » Oriengo  » a particulièrement attiré mon attention du fait que ce genre peut devenir une spécificité Gabonaise. En fait,  » Oriengo  » est un style musical traditionnel très cadencé et dont la danse exprime des gestuelles de scène de la vie quotidienne. En général les gestuelles  » Oriengo  » imitent la danse des handicapés. Le caractère comique de cette danse apporte une joie de vivre et un piment à ce style interdit un temps par les autorités du pays pour empêcher les gens de se moquer des handicapés.

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Annie Flore Batchilili

Annie Flore Batchilili

Le Gabon regorge d’une pléiade de jeunes artistes, mais malheureusement il n’ y a pas assez de structures deproduction pouvant leur permettre de se produire sur scène et sur le plan discographique. Depuis la fermeture des studios professionnels  » Mandémba  » dirigé par le général Assélé et de Koussou d’Africa N°1, il y a une dizaine d’années, les artistes s’enregistrent dans quelques  » home studio  » avec une qualité moyenne. Parmi les  » Home Studio  » Gabonais il y a les studios Mandarine, Kaje et MD. L’absence de producteurs vient s’ajouter aux difficultés rencontrées par les artistes Gabonais. Beaucoup d’artistes déplorent le fait que la Radio Africa N°1 mondialement écouter et implantée à Libreville fasse la part belle de la musique Congolaise et d’autres sans penser à leur patrimoine. L’on peut également constater le manque à ce jour d’un Bureau Gabonais de Droits d’Auteur pouvant protéger les œuvres des artistes et les amener à vivre de leur Art.

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Une rencontre avec Mac Joss un des doyens et mémoire de la Musique Gabonaise me permet de raconter l’histoire musicale de ce pays.

Sheila

Sheila

Entre 1940 et 1950 Georges Damas Aléka compose la concorde qui est l’hymne national du Gabon. Il fonde unorchestre symphonique en 1948 qui évolue jusqu’en 1952 et dénommé Billy Max. Après la dissolution de cette formation, il créé un autre groupe symphonique  » Saint Cécile  » entre 1956 et 1958. En 1958/1959 Georges monte le groupe Okolongo avec des instruments à cordes, notamment de la contrebasse et des violoncelles. Georges fonde le groupe Spinx entre 1959 et 1960 et confie la direction à son fils Damas. En 1959/1960 Makinaloka un groupe Congolais arrive à Libreville avec les guitaristes Tchébo et Papa Noël devenu par la suite le soliste de l’Ok Jazz de Franco Luambo Makiadi. Quand l’orchestre se dissout en 1960 un fonctionnaire des PTT nommé Adiwa engage Papa Noël et Hilarium Nguéma et fonde Jeunesse Band.
Papa Noël forme Hilarium Nguéma à la guitare puis repart au Congo. Nous sommes toujours en 1960 où Hilarium Nguéma créé le groupe Afro Succès. Cette formation compose  » Indépendance  » qui devient un tube.

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Un guitariste nommé Mounango Paul compose une chanson intitulé  » Mésakaboni  » en langue et ethnie  » Nzémbi  » et cela devient un tabac en 1960. La même année c’est aussi la naissance de  » Mélo Gabon  » de Paul Ekomié dit Docteur Popol. En 1963 Mac Joss revient de Mimongo où il passe les vacances. Il va regarder  » Spasman l’homme des étoiles  » un film à grand succès. Chemin faisant, Mac Joss traverse le quartier  » Nombakélé  » proche de  » la Canne à Sucre  » où joue Hilarium Nguéma. Mac Joss entend un jeune qui chante dans sa langue maternelle le  » Punu  »  » Niambi oulabi « . Mac Joss se dit si ce jeune chante lui aussi peut chanter. Le jeune s’appelle Jena Bibi Ibouanga. Mac Joss alors âgé de 17 ans va voir le bassiste de  » Mélo Gabon  » qui l’engage au sein du groupe en qualité d’aide maracassiste. Un mois plus tard, le groupe est invité par le patron du  » bar Jeannette  » à Lambaréné et c’est le début d’une longue carrière de Mac Joss qui devient chanteur de cette jeune formation.
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Aussi, il importe de signaler que le jeune Mac Joss encore lycéen abandonne l’école depuis son engagement musical. Mac Joss est un baroudeur du fait d’évoluer dans plusieurs groupes et partout. En 1970 il intégre la formation Gena, l’orchestre des FAG ( Forces Armées Gabonaise ) en 1971 et obtient le grade de capitaine avant de partir il y a quelques années à la retraite. Parmi ses œuvres connues  » Dis-moi la vérité  » qui a eu un grand succès en Afrique et  » Mourou tabac  » tête de mouton. Mac Joss est un chanteur qui mène une brillante carrière pendant ses trente dernières années. L’artiste est invité au 1er anniversaire de la prise de pouvoir de feu Thomas Sankara, en 1984, et ce après que le camarade Président ait écouté au Burkina Faso  » Mourou Tabac  » qui l’a subjugué.  » Mourou Tabac  » est une chanson profonde qui veut dire la tête du mouton. L’auteur veut dire que lorsque l’on tue un mouton, ses yeux restent ouverts pour voir les parties de son corps qui vont être mangées. Lorsque le feu Président Thomas Sankara arrive en visite à Libreville il fait appeler Mac Joss et l’invite à Ouagadougou pour une prestation musicale. Ainsi, Mac Joss débarque à Ouaga, donne un concert devant 5 000 personnes et se fait accompagner à la guitare par feu Thomas Sankara et le célèbre groupe Cubain  » La Sonora Mantacera  » avec la chanteuse Celia Cruz.

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La Musique Gabonaise est marquée sur le plan international par des titres devenus célèbres et parmi lesquels  » Espoir  » composé et chanté par Hilarium Nguéma entre 1968 et 1969. Dans les années 70 beaucoup de groupes naissent et animent à Libreville les jeudi, vendredi, samedi et dimanche jusqu’à l’aube. Les orchestres Gena, FAG et les Diablotins voient le jour à cette époque. En 1995 Gena est dissout. le groupe Les Diablotins qui connaît dans les années 80 un succès mondial avec le titre  » Mon Associé  » composé et chanté par le chanteur Centrafricain Malao Hénnecy devient Kalamba et meurt en 1998. Les FAG sont baptisés Massako et disparaît lui aussi la même période. En dépit des difficultés rencontrées par les artistes Gabonais qui peinent à faire découvrir leur riche patrimoine, force est de remarquer que la Musique de ce pays sortira sans doute dans les proches années à venir de son  » Ghetto « . Tout d’abord, la volonté des artistes, leurs capacités dans les recherches et la motivation des jeunes pouvant assurer la relève sont des éléments positifs que j’ai constatés pendant mon voyage au Gabon. Après le Congo, le Cameroun et la Côte d’Ivoire, peut-être un jour la planète tout entière dansera sur la Musique Gabonaise.

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Un danseur Traditionnel                                     Une danseuse

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Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

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