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Charlie Perrière et le Tropical Fiesta

Charlie Perrière

Charlie Perrière

Charlie PerrièreChar lie Perrière, Prosper Mayélé et Rodolphe Békpa sont de grands noms de la Musique Centrafricaine Moderne. Tropical Fiesta, Vibro Succès et Centrafrican Jazz sont à l’époque des orchestres nationaux du fait de la qualité de leurs prestations et leur bonne organisation. Charlier Perrière le fondateur du groupe Tropical Fiesta est né le 12/08/1946 à Bangui.

Véritable baroudeur Charlie Perrière est tout d’abord en 1957 Chanteur soliste à la chorale de la Cathédrale Notre Dame de Bangui. En 1959 le jeune chanteur évolue au sein du groupe Bog-Jazz et aussi Youngs Jazz dont il est fondateur avec Augustin Moukouri, Gabriel Bozo, Elie Lémotomo, Toni Da Sylva et Batista Virgile. Puis Charlie Perrière évolue en 1962 chez Békpa dans la formation Vibro – Succès et en 1963 auprès de Prosper Mayélé au sein de Centrafrican Jazz. En 1964 l’artiste fonde Rocka – Fiesta en compagnie de Jean Ngoma, sylvestre Bombélé et de Philippe Enga.

Avec l’expérience acquise auprès au sein des formations de la place, Charlie Perrière créé le 2 février 1965 avec ses copains Evis Evoko, Baron Baky, Cisco Bagbo le Tropical Fiesta au départ pour animer un stand pour la  » Kermesse aux Chapeaux  » initiée par le Père Godard.

Lorsque Tropical fiesta voit le jour, Charlie Perrière chanteur et musicien de talent devient le guitariste soliste du groupe. Parmi les pionniers de Tropical Fiesta, l’on remarque la présence d’Evis Evoko au chant, Baron Baki et Thierry Darlan Yézo à la basse, Django à la guitare rythmique, Pécos à la guitare solo, Françis N’Dambou aux percussions, Cisco Gbagbo et le vieux sax Mabuse, Samy et Witta aux trompettes et trombones. Par la suite l’équipe s’agrandit avec l’arrivée des chanteurs Abézoua, Aggas Zokoko, Bhy-Gao doris Dombia et du célébre guitariste soliste Sox Sokambi et de Massély N’Djogo et Falvis à la guitare rythmique.

Charlie Perrière

Charlie Perrière

Charlie PerrièreAprès l’hégémonie Centrafrican Jazz et Vibro Succès, nous découvrons une autre sonorité avec Tropical Fiesta à partir de 1965. Le chant et les arrangements de cuivres élèvent le niveau musical de la Musique Centrafricaine. La voix de son leader Charlie Perrière, un des meilleurs ténor Africain est d’une qualité angélique. Chanteur,guitariste, pianiste Charlie Perrière est en avance musicalement. Dès sa prime jeunesse le doué prend des cours de musique et maîtrise dece fait la lecture et l’écriture musicale comme il se doit. De plus, Tropical Fiesta intègre dans son répertoire une variété large avec une place à la salsa. C’est avec dextérité que Cisco Gbagbo interprète à la flûte le célèbre musicien Cubain Jhonny Pacheco dont le répertoire rencontre un énorme succès dans toute l’Afrique. De plus, le guitariste soliste Sox Sokambi et Cisco nous transportent souvent à la nouvelle Orléans à travers des arrangements de Tropical Fiesta. D’ailleurs, la Radio Bangui fait appel aux deux Jazz men pour animer une émission qui s’intitule « Jazz dans la nuit », ayant pour but de faire découvrir ce genre musical aux Centrafricains.

Massély Djogo

Massély Djogo

Massély Djogo »Wali ti mbi », « Moktar na Fatou », « Considération ti Mabuse », « Malinga Malinga », « Marie – Jeanne », « Gina » sont des compositions qui marquentle début de Tropical Fiesta et permettent à ce groupe de s’imposer sur le plan national. La qualité de musique jouée amène Bokassa à faire de Tropical Fiesta son groupe préféré et l’invite régulièrement aux manifestations nationales. Bokassa affiche une fierté nationale en permettant au groupe Tropical fiesta de se produire au Palais de la Renaissance à Bangui en présence de ses invités de marque. Ainsi, le groupe se fait remarquer lors de ses prestations et se fait inviter à l’étranger plusieurs fois. En 1970 le groupe est l’invité de marque du Président Roumain, effectue des tournées en France, Grèce, Côte d’Ivoire et participe au Festival Art Nègre de Lagos au Nigéria en 1977. Tropical Fiesta atteint le sommet de son Art entre 1975 et 1978 avec « Passi ti l’Amoulou », « Révérence à nos Souverains », « Michelle » et « Odingala ». Le chanteur Bhy-Gao l’équivalent de Papa Wemba au Congo Kinshasa enflamme la foule Centrafricaine. Tout comme Rochereau avec les Rocherettes, Charlie Perrière fonde les Charlettes parmi lesquelles Mami, une femme élégante rencontre une renommée inattendue auprès des Centrafricains.

Tropical Fiesta en 1965
Tropical Fiesta en 1965

Alphonsis Ndambou

Alphonsis Ndambou

Quand Tropical Fiesta effectue une tournée en 1972 au Congo Brazzaville, les Brazzavillois accueillent le groupe en apothéose. La formation de référence Congolaise Bantou de la Capitale joue en face d’un dancing où Tropical doit se produire. Bantou de la Capitale démarrage avant Tropical Fiesta. Quand Tropical Fiesta Commence à jouer, la foule déserte Bantou pour venir danser avec Charlie Perrière et son groupe. Cet affrontement permet de valoriser ainsi dire la Musique Centrafricaine. Lorsque j’arrive en Paris en 1982, je rencontre en compagnie d’un de mes cousins Yves Odon Palm le grand Manu Dibango. Quand nous nous sommes présentés comme étant des étudiants Centrafricains, Manu nous demande tout de suite si on connaît Charlie Perrière. C’est avec joie qu’il nous accorde ce témoignage lorsqu’on lui dit que nous connaissons bien Charlie Perrière :

Manu Dibango
« Ecoutez, je connais bien Charlie Perrière pour avoir travaillé sur le plan musical avec lui à Bangui. En 1978 l’on me sollicite pour organiser les préparatifs de « l’Afro Vision » à Libreville au Gabon, une émission de concours de chant, à l’instar de « l’Euro-Vision ». Je dirige des séances d’une répétition générale où l’on retrouve la majorité de grands chanteurs Congolais et Africains. Quand Charlie Perrière répète sa chanson pour le concours prévu, des compétiteurs Congolais en lice découvrent la qualité inégalée et les capacités de Charlie Perrière prenne panique. Pour éviter de se faire battre par cette belle voix extraordinaire, les compétiteurs viennent me voir pour dire que nous ne sommes pas venus ici dans un esprit de compétition. Ainsi,  » l’Afro-Vision » se transforme en une simple prestation. Mais Charlie a eu le mérite de prouver ses capacités à ceux qui au départ le sous – estiment. ».

A vrai dire, le témoignage de Manu dibango dit tout sur les qualités et sur les capacités de Charlie Perrière dans la chanson. Pour les mêmes raisons, Tropical fiesta devient l’orchestre Impérial pendant l’empire de Bokassa qui profite de la belle voix de l’artiste pour faire sa propagande. D’ailleurs, c’est avec une dextérité inégalée que Charlie Perrière interprète « Révérence à nos Souverains », la chanson sublime dédiée au couronnement de jean – Bedel Bokassa. Si l’on apprécie le soutien de Bokassa aux orchestres Centrafricains, cependant force est de lui reprocher de ne pas penser tôt à au rayonnement de la Musique Centrafricaine sur le plan mondial. Charlie Perrière devient parallèlement à sa carrière musicale Comptable à la Cour Impériale de Béréngo de Bokassa et confie la direction de Tropical Fiesta à Evis Evoko, et ce de 1975 à 1979. Dans les années 80 Charlie Perrière part en France pour poursuivre sa carrière musicale. Il fonde avec Thierry Yézo, Sultan Zembellat et Régis Cissoko le groupe Centrafricain Kokombo Stars à Paris et se produit sur disque en solo.

Evis Evoko

Evis Evoko

Malheureusement il n’arrive pas à décoller. Dans les années 90 Charlie repart à Bangui pour remonter Tropical Fiesta qui manque d’équipement. Il relance Tropical Fiesta avec  » Sentiment « , son dernier chef – d’œuvre qui raconte une belle histoire d’amour. D’ailleurs, Tropical Fiesta excelle dans les histoires d’amour sous toutes les formes. En 1997 le groupe effectue une tournée en France sans atteindre les objectifs escomptés du fait de la mauvaise organisation des tournées.
Charlie Perrière se convertit et tourne le dos à la musique d’ambiance. Il mène depuis 1998 une campagne d’évangélisation et se consacre désormais à ce ministère qui fait recettes en Afrique. Après le décès d’Evis Evoko, Baron Baki, Cisco et de Salou, c’est Aggas Zokoko qui dirige en ce moment Tropical Fiesta. Le groupe rencontre de sérieux problèmes d’équipement et se trouve confronter à la crise économique qui n’épargne pas les groupes musicaux. Le groupe Tropical Tiesta qui est un patrimoine national risque de disparaître comme centrafrican Jazz et Vibro Succès si l’Etat ne lui apporte pas un soutien matériel et financier.

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Sultan Zembellat
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Baba Bhy – Gao

Baba Bhy - Gao

Baba Bhy - Gao

L’artiste est l’équivalent de Papa Wemba au Congo Kinshasa qui devient populaire avec son groupe  » Viva la Musica « . Tout comme l’artiste Congolais, Bhy – Gao devient entre 1975 et 1977 l’idole des jeunes Centrafricains appelés « Ngémbo ». A l’instar de Papa wemba dont le village s’appelle « Amolokaï », Baba Bhy – Gao, fait d’ « Agoudoumanga Oriental » son village qui devient populaire. En fait, « Agoudoumanga » est un village des lépreux proche de Bambari Ouaka soutenu par la fondation Raoul Follereau. Du reste Bhy – Gao permet au groupe Tropical Fiesta d’acquérir une certaine notoriété grâce aux spectacles de qualités qu’il donne en compagnie des « Charlettes ». En fait, Charlie Perrière le chef du groupe fonde à l’instar des  » Claudettes » de Claude Francçois et de  » Rocherettes  » de Rochereau un groupe de danseuses pour pimenter les soirées de l’orchestre.

Après « Ondingala » l’artiste lance « Longoka » dont le succès le transforme et développe davantage sa notoriété auprès des Centrafricains. D’ailleurs, une foule innombrable suit à chaque fois Baba Bhy – Gao dans ses déplacements. C’est de la folie, des jeunes se font appeler Bhy – Gao parce qu’ils veulent ressembler à l’artiste qui devient tout un mythe. Il quitte Tropical Fiesta en 1977 en compagnie de Domingo Salsero pour intégrer la formation Makémbé dirigée par Georges Ferrera. L’artiste national change de style et lance des rumba sophistiquées, teintées d’Afro – Beet à la sauce de Fela Anikulapo Kuti qui rencontrent un énorme succès en Centrafrique. La popularité de Bhy – Gao est telle que même les « Godobé », c’est -à- dire les enfants de la rue pour la plupart issus du quartier KM5 font de lui leur idole parce que d’après eux c’est d’abord un grand frère de notre secteur qui réussit musicalement. Par ailleurs, les « Godobé » font partie des supporters actifs de l’équipe de foot ball Tempête Mocaf et du célébre musicien Prosper Mayélé. Pour ainsi dire, ils sont représentatifs de la jeunesse popualaire Centrafricaine.

Alors, je tiens à remarquer que le mot en sangho « Godobé » est en général mal définit par nombreux de nos compatriotes. En fait, la définition de « Godobé » est plus large qu’on ne le croit.  » l’ expression  » enfants de rue » ne signifie pas que tous ces enfants désignés vivent réellement dans la rue. Certes, quelques uns qui sont orphelins ou pour d’autres raisons personnelles vivent dans la rue. Mais la majorité de ces jeunes scolarisés ou non habitent bien chez leurs parents ou tuteurs. La particularité de cette population réside sur leur appartenance à un groupe où le quartier général se trouve au Km5, lieu populaire où toutes les couches sociales Banguisseoises se fondent.

Quartier marchand et populaire le Km5 est d’abord un lieu de prédilection de la débrouillardise parce que le « godobé » peut sefaire de l’argent de poche en travaillant dans la manutention ou en jouant aux jeux de hasard. Malheureusement, dans tout milieu l’on retrouve des gens malhonnêtes, ce qui explique des vols et des actes de banditisme commis par certains  » Godobé « . A vrai dire, le mouvement « godobé » est une école de rue du fait que ces jeunes apprennent tous les corps de métiers.

Baba Bhy - Gao

Baba Bhy - Gao

Ainsi, le passage dans ce phénomène de bande permet à certains de se former en apprenant sur le tas différents petits métiers: boucher, mécanicien, chauffeur, maçon, manoeuvre, pousse – pousseur, tailleur, installateur, vendeur, musicien, chanteur, cordonnier, coiffeur…

Enfin le mouvement « Godobé » est avant tout, une manière d’être, d’agir, de vaincre la peur, de se défendre, de se prendre en charge, de parler la langue sangho avec des expressions codées, truffées des mots arabes Tchadiens, Aoussa et Foulbé. Tout comme un rituel de passage dans le monde adulte, le parcours « Godobé » permet à nombreux de s’insérer socialement et professionnellement.
Si Baba Bhy – Gao fait un énorme succès dans son pays, malheureusement l’art ne nourrit pas son homme.

Baba Bhy - Gao

Baba Bhy - Gao

L’absence d’une politique de production discographique en Centrafrique amène Baba Bhy – Gao à quitter le pays en 1979 en compagnie de son neveu Léa Lignanzi et de son compagnon Domingo Salsero. Après un passage au Nigéria et au Ghana où ils fondent le trio « Trio Bhydoli », c’est-à-dire Bhy-Gao, Domingo, Lignanzi et avec l’enregistrement d’un 33 tours produit à Kumassi par un Ghanaéen. Le groupe de Centrafricains débarque à Abibjan où ils évoluent dans l’Africa All Stars du chanteur Congolais Sam Magwana en 1980. Puis la formation Africa All stars est dissoute à Paris en 1981 après une tournée Africaine et Européenne. A partir de cette période Bhy – Gao démarre une carrière en solo et sort son premier album intitulé  » Longoka  » produit par la maison Eddy’Son en 1981.

En 1985 l’Africamania produit son deuxième album  » Jocelyne  » et enfin  » Bintou  » produit en 1992 par Alain Solet, un jeune Centrafricain. Tous ces disques rencontrent de grands succès, mais sans propulser l’artiste sur le plan international. Par ailleurs, Bhy-Gao, Léa Lignanzi et Domingo, accompagnent de nombreux artistes connus en studio parmi lesquels Suzi Kasséya, Pamelo Mounka et Aurlus Mabélé. Bhy – Gao se retire en province depuis 1995, notamment à Saint – Brieuc pour mieux se préparer afin de sortir un album avec une dimension nouvelle.

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BB Matou

BB matou

BB matou

De son vrai nom, Mathurin Koyabadé est un chanteur Centrafricain qui évolue en France depuis quelques années. BB Matou est né lé 8 novembre 1968 à M’baïki dans la préfecture de la Lobaye, région du sud de la Centrafrique. Baigné dans la musique dès son enfance et surtout dans le  » Mogbaté  » un genre traditionnel et populaire de la Lobaye appelé également  » Montè-Nguènè « , le chanteur monte avec des copains de M’baïki  » Atanda Soukali  » une jeune formation musicale où il se fait remarquer.

A l’âge de 15 ans, BB Matou part pour poursuivre ses études à Bangui distant de 104 km où son père, alors Instituteur est affecté. Au quartier Kpètènè à Bangui où il habite, BB Matou rencontre des copains chanteurs et continue la musique avec eux. En 1984 le jeune chanteur tourne le dos à l’école pour devenir chanteur. Cela n’a pa été facile du fait que le métier de chanteur ou musicien est assimilé par de nombreux parents Africains en général et Centrafricains en particulier au voyoutisme, souvent facteur d’échec scolaire.

BB matou

BB matou

Ainsi le combat devient difficile pour BB Matou qui doit se forger une carrière musicale dans un pays où l’art n’a que peu de considération. L’avènement Zokéla dans les années 80 permet à l’artiste de se faire connaître du public Centrafricain. Aussi, Ses talents d’excellent chanteur et de danseur lui permettent d’avoir désormais la convoitise des groupes locaux. Ainsi, il intègre dans les années 90 tour à tour Canon Star, Cool Star, Super Star et Ndaï – Ndaï. Avec une certaine expérience acquise, BB Matou monte son groupe baptisé Génération Plus, formation au sein de laquelle il fait un tabac avec l’album  » Carte Jaune  » en l’an 2000. Puis la vedette décide de mener une carrière en solo et débarque à Paris où il évolue parallèlement au sein du groupe Centrafricain Canon Stars jusqu’en 2004.

majorettes

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Récemment, BB Matou intègre Makémbé de Géo Féré qui renaît de ses cendres depuis le 09 octobre 2004 tout en continuant sa carrière en solo.Le chanteur Centrafricain effectue plusieurs séjours à Bangui pour se ressourcer et où il rencontre à chaque fois un grand succès auprès des

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compatriotes. Après avoir fait les pluies et les beaux temps de Canon Stars comme chanteur ténor et de charme, son départ de ce groupe va laisser sans doute un vide difficile à combler. BB Matou a aussi la particularité d’animer lors des concerts de Canon des chansons traditionnelles de la Centrafrique profonde en visitant le « Montè – Nguènè » de son « M’baïki en Fleur » en passant par le « Gbadouma » de Mobaye et de Limassa. Aussi, la disparition de Bovick Gazouléma le meilleur chanteur et compositeur de Canon Star a causéun grand tord à cette formation Centrafricaine.

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Enfin, BB Matou au meilleur de sa forme prépare une tournée à Bangui avec la chanteuse Congolaise Yondo Sister avant d’entrer au studio pour nous élaborer un album avec une couleur de  » Montè-Nguènè  » occidentalisé. Son départ de Canon est une occasion donnée qui provoque une fausse note entre lui et Aby Ngomatéké le chef de cette formation, conflit dont certains compatriotes plutôt que d’abaisser la tension naissance, jettent de l’huile sur le feu afin d’envenimer leurs relations. Pour ma part, en ma qualité de Président de nos artistes, notre musique qui souffre n’a pas besoin de tout cela.

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Canon Stars de Bangui

Laskino El NgomatchekEmmanuel Ngomatéké

Laskino El Ngomatchek            Aby Ngomatéké                    Emmanuel Ngomatéké

canon1Le groupe « Canon Star de Bangui »est fondé le 22 novembre 1982 par les chanteurs et musiciens dissidents de « Makémbé »: Bovic, Naïmo, Emmanuelas, Placidie, Manacé, Aby, Mombanza et Karawa. Tous ces éléments évoluent avant la création de « Canon Star »dans la formation Centrafricaine « Makémbé »dirigée par Georges Ferreira. En fait, un des chanteurs de « Makémbé », Bovic Gazouléma est sanctionné et expulsé de ce groupe pour des différents avec ses dirigeants. Lorsqu’il quitte « Makémbé », Naïmo, Emmanuelas, Placidie, Manacé, Aby, Mombanza et Karawa le suivent par solidarité, le 19 septembre 1982.

Le 22 novembre 1982 ces dissidents fondent et animent le premier concert de « Canon Star » au dancing « ABC » situé au quartier KM5 de Bangui. Il importe de signaler que Thierry Darlan, ancien chef d’orchestre du groupe « Musiki »fournit à la nouvelle formation «Canon Star», une série complète d’instruments avec une sono pour concrétiser ce projet. Le premier concert est une explosion, un succès inattendu pour ces jeunes chanteurs et musiciens.
Le groupe « Makémbé » encaisse l’Onde de Choc comme un défi. Un nouveau style, une nouvelle sonorité viennent de naître avec les solos de guitare de Mombaza qui envoûtent les Banguissois. La virtuosité du guitariste rythmique Karawa fait penser à Mombassa de « Lipua Lipua » au Congo Kinshasa. Aby Ngomatéké également jeune batteur trouve une occasion de s’extérioriser dans ce style nouveau.

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Max Gazouléma                           BB Matou                                   Emmanuel Ngomatéké

Bovic ayant acquis une expérience de chanteur de talent interprète avec virtuosité leurs premiers enregistrements « Sanza »», « Lita »qui rencontrent un grand succès. De plus, Karawa avec un talent de grand compositeur contribue de ce fait à la notoriété du groupe « Canon Stars ». Je me souviens encore de son chef d’oeuvre « Ex – Chérie » que des Congolais de Brazzaville subjugués, le jouent toute la nuit pour animer une fête. »Canon Stars »quitte « ABC »et fait du dancing « Ti bè ti mbi »au KM5 son Quartier Général.

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Aby N’gomatéké le Chef d’orchestre de Canon Stars

Le groupe aime tant ce quartier très animé de Bangui au point de l’immortaliser dans une chanson intitulée « Le KM5 » dans laquelle cette phrase satirique: «Pantalon aké ngba na 5 kilo ô ô ô , chemise aké ngba na 5 kilo ô ô ô». Je traduis : «Le pantalon et la chemise resteront au quartier KM5, appelé souvent 5 kilo». En fait, cette chanson raconte la mésaventure que certains hommes, bons pères de famille rencontrent dans ce quartier avec des prostituées. Ces hommes parfois fauchés et ayant des rapports avec des prostituées sans les rémunérer se voient confisquer leurs pantalons ou leurs chemises. Ainsi, cette formation aborde les problèmes de la vie quotidienne, la joie de vivre avec des principes moraux.

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Au milieu le regretté Baba Bapson

Un des succès de Canon Stars KM5:

Attention yéyé yéyé,
attention chéri oo!
Attention yéyé yéyé, attention au kilomètre cinq!
Zone Cinq, quartier populaire tî Bangî
Kilomètre cinq, quartier tî bïngö fûu na li tî âzo!
Kilomètre cinq, quartier tï péché, quartier tîsïökpärï!
Mo sï na yâtî Zone Cinq na Cinq Kilo,
Meo tene mo’ ke kûi äme.
Mo ‘ke wara âcentrafricaine sô azäzängö o.
Mo ‘ke wara äw^lï i sö aînga tî yü bongö.
Ala sö apeut tî détourner kôlï tî mo,
Sans que mo mä yâ nî äpe. C’est dangereux!

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Baba Bapson

Les succès de « Canon Stars de Bangui » débordent les frontières de Centrafrique puis que le groupe part en tournée en 1987 au Cameroun et la même année au Tchad. Ayant conquis le choeur des Tchadiens dont beaucoup comprennent la langue nationale de Centrafrique le Sango, « Canon Stars » repart à Djaména en 1988 et en 1992, et ce à la demande de leurs fanatiques dans ce pays. Le groupe voyage en France en 1989 et en 1991 dans le cadre d’une tournée Européenne. Depuis 1998 la formation s’installe en France et compte a son actif deux albums produits par un Centrafricain, Jean-PierreAdoum : « Sacandale »en 2001 et le dernier « 6ème Sens »en 2003 distribué par Next Music. Il y a des dates de tournée prévues, le 15 novembre 2003 à la salle LSC à Saint-Denis, le 30 novembre et le 1er décembre 2003 au stade Barthélémy Boganda et lors de la célébration de la fête nationale à Bangui en Centrafrique.

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l importe de signaler que le départ dans les années 90 des guitaristes Mombaza et Karawa, pièces maîtresses de « Canon Stars »laisse un vide difficile à combler. De plus, le décès de son chanteur expérimenté Bovic Gazouléma, le 3 mars 2000 en France est une grande perte pour le groupe. C’est pourquoi les tâches ne sont point faciles pour mon frère Aby N’gomatéké, chef d’orchestre et manageur de « Canon Stars ». Je lui apporte tout mon soutien du fait qu’il réussit 21 ans durant à gérer ce groupe, et ce en dépit de nombreux problèmes rencontrés. En Centrafrique des groupes musicaux naissent rapidement et disparaissent sans faire long feu en général.

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« Canon Stars » est une valeur sûre à l’instar de « Zaïko Langa Langa », mais force est de constater que sa musique reste encore dans le « ghetto ». Sans doute la mobilisation des moyens de promotion liés à la réalisation d’un clip vidéo, aux passages radio, interview dans les journaux et aux dates dans des festivals font défauts en ce moment.

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Sultan Zembellat
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OCCF- Organisation de la Communauté Centrafricaine de France
Maison des Associations :
25, rue de Lantiez
75017 Paris
Procès-verbal de la Première assise traitant de la musique et des musiciens Centrafricains en France
L’an deux mille neuf, le 07 mars à 13h30, l’ensemble des membres fondateurs de l’association
s’est réuni en assise pour traiter des questions relatives à la musique et aux musiciens Centrafricains en France à la Maison des Associations du 17ème arrondissement de la ville de Paris, 25 rue LANTIEZ et sur convocation du Bureau Provisoire de l’Organisation de la Communauté Centrafricaine de France :O.C.C.F.
Etaient présents :
Artistes musiciens présents:
Léonie Kangala ;Sultan Zembellat ;Laskino Ngomatèkè;Abby Ngomatèkè
Membres de OCCF présents :
Nestor DODO Dysssongo; Jean Pierre Mara ; Rosalie Losso ;Daniel Kiwi Makouri
Musiciens Absents :
BB Matou ;Faustino ;Vivic Matoua ;Ferreira ;Gaucher ;Micky ;Dallas
Léa Légnanzi ; Delmas Kelou
L’assise est présidée par Monsieur Nestor DODO Dyssongo en sa qualité de Membre délégué du bureau provisoire de l’organisation de la Communauté Centrafricaine de France. Le Secrétariat Général est assuré par Monsieur Jean Pierre Mara. Le nombre des présents était de huit(8) dont quatre(4) du Bureau Provisoire de l’Organisation de la Communauté de France et quatre(4) des Musiciens Centrafricains.
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Dodo Nestor
Paris, le 22/03/2009

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Le Nouvel Album de Gervais Lakosso
Molêbo
Gervais Lakosso ALBUM CDGervais Lakosso est né en 1969 en Centrafrique et suit son père alors fonctionnaire d’Agriculture sur presque tout le territoire de ce pays. Ce qui lui permet de découvrir la diversité culturelle Centrafricaine et d’ailleurs Gervais chante dans plusieurs langues de son pays à travers ses chansons.
Dès l’âge de 7 ans Gervais fréquente des chorales et apprends à chanter. A l’âge de 9 ans, il fonde avec ses copains et fils des fonctionnaires un groupe musical à Mongoumba, une localité de la région de la Lobaye, située au sud du pays. Lorsque Gervais revient à Bangui pour poursuivre ses études il fonde la chorale  » Loué soit Dieu  » avec ses amis de communauté  » Bahà ie  » et apprend à jouer de la guitare. Trois ans plus tard Gervais participe à la création de la formation  » Les jardiniers de Dieu  » dans laquelle il est chanteur.
Gervais chante la vie quotidienne. La simplicité et la richesse de ses chansons qui marquent les esprits ouvrent à l’artiste des portes. En 1996 le baroudeur monte avec des amis le groupe  » Awela Zumb « , mais cette formation ne fait pas long feu. Les membres du groupe sont éparpillés après les mutineries armées qui bouleversent la vie sociale au pays entre 1996 et 2002. Gervais fait désormais cavalier seul et sur conseil de ses amis de la communauté  » Bahà ie  » qui apprécient son style il sort ainsi en 2006 l’album  » Molêbo  » composé de huit titres. A travers cet opus, l’artiste remercie Dieu pour son existence sur terre et pour lui avoir doté de talents et des capacités artistiques. Gervais qui est aussi Conteur va suivre une formation à l’Institut de Formation International de Musique et de Multimédia à Paris. Sur le plan musical il travail avec beaucoup de musiciens de talents.

Quelques palmarès

1992 Premier prix du concours de chanson de la Semaine Culturelle de Berbérati
1995 Troisième prix du concours : une chanson pour l’entreprise artisanale
( Centrafrique )
1999 Sélectioné pour l’Ateleir de la Fête de la Musique à l’Alliance française de Bangui
2001 Sélectionné pour les 4ème jeux de la Francophonie
2006 Sortie de l’album  » Molêbo « .

Où acheter le CD de Gervais Lakosso :

Contactez l’Association Proxi-cité au 01 47 94 42 49 / 06 23 14 53 74 ou demandez le bon de commande en envoyant un courriel à ndewapa@yahoo.fr
Bangui, contactez le 50 36 32 pour connaître les points de vente
En France
Le lancement du disque se fera au mois de novembre à Bangui.

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