La référence culturel de la musique centre africaine
Soutenir la culture

Maziki 2018 !!

Soutien des maintenant la culture centrafricaine avec un dont de 5€ tu aura ton Nom dans la page des remerciements.

 

Catégories

maziki.fr

Samuel jackson à Bondy - http://maziki.fr
L’ambassadeur des Etats-Unis de l’Amérique  avait invités chez lui … le site bondy blog pour un concert de jazz.

En l’honneur d’Aulnay-sous-Bois. Cette ville du 9-3 a été nominée aux Grammy Awards pour avoir coproduit un cd de blues avec les musiciens du Chicago Blues : A Living History.

le bondy blog  l’a convié à sont tour. Et il est venu, avec un invité surprise : Samuel L. Jackson (« Pulp Fiction », « Jacky Brown » and so on) ! L’acteur et sa femme ont interrompu leurs vacances en France pour passer nous faire un petit coucou.

Accompagné de l’ambassadeur des Etats-Unis, l’acteur a fait une visite surprise dans les locaux du Bondy Blog, où des habitants de banlieue ravis lui ont posé des questions et demandé des conseils.

L’ambassadeur des Etats-Unis de l’Amérique nous avait invités chez lui pour un concert de jazz. Comme nous sommes bien élevés au Bondy blog, nous l’avons convié à notre tour. Et il est venu, avec un invité surprise : Samuel L. Jackson (« Pulp Fiction », « Jacky Brown » and so on) ! L’acteur et sa femme ont interrompu leurs vacances en France pour passer nous faire un petit coucou.

Les Américains sont des gens très bien, ils n’ont pas touché au buffet préparé pour l’occasion, nul inquiétude, je m’en suis occupé. Devant une assistance composée de nombreux fans, l’ambassadeur a déclaré : « A La Courneuve, j’avais promis a des étudiants de revenir en banlieue avec une vedette de leur choix. Ils m’ont dit qui ils voulaient rencontrer, le voilà. »

L’acteur a discuté une heure durant avec des jeunes de banlieue. Ces derniers sont très à l’aise en présence de cette immense vedette.

Les producteurs de l’association Hors-Cadre, profitent de sa présence pour proposer à l’acteur de jouer dans leurs films. Il n’a pas dit non… Et quand on demande à Samuel L. Jackson quels sont ses films français préférés, ce dernier cite « Mesrine : l’ennemi public No1 » ou « Un Prophète ». Sa femme, plus vieille école, ne jure que par « Belle de jour ».

L’acteur semble connaître le problème – que dis-je, les problèmes – des banlieues françaises. Une partie de son discours est une mise en miroir de l’histoire des minorités aux Etats-Unis et de celles des français issus de l’immigration : « Lorsque j’étais enfant, il y avait la ségrégation. J’ai toujours pensé que j’étais un citoyen de seconde zone. Je ne pensais pas que je deviendrais un jour la personne que je suis aujourd’hui. Mais mes parents ont cru très fort en moi et m’ont donné une bonne éducation. »

« Vous êtes l’avenir », lance-t-il à son public. On lui demande des conseils pour réussir : « Saisissez votre chance, soyez fort dans votre tête, construisez-vous un réseau, frappez à n’importe quelle porte, dites que ce n’est pas normal que je ne vois pas à l’écran des gens qui me ressemblent. » Une journaliste demande à l’acteur s’il pense qu’un jour la banlieue donnera un président de la république à la France : « Bien sûr », répond-il. L’acteur ajoute qu’il ne croyait pas que de son vivant, il verrait un Afro-Américain à la Maison Blanche.

Source : http://yahoo.bondyblog.fr/news/201004141102/samuel-l-jackson-ca-pulpe-a-bondy-2
Share on Facebook


Nous apprenons le décès ce jour à Paris des suites de maladie, du chanteur, compositeur, et artiste musicien centrafricain Sultan Zembellat, de son vrai nom Ghislain Jean -Baptiste ZEMBELLAT né le 15 mars 1959 à Bangui en Centrafrique.

le web-master et ami de sultan ,  adresse à sa famille ainsi qu’à ses proches, ses condoléances les plus attristées.

Qui était Sultan ZEMBELLAT ?

« Sultan » était en fait un surnom donné par ses petits camarades d’école primaire où il excellait déjà en épreuve d’Histoire (il pouvait citer de tête plusieurs Sultans à travers l’Histoire de Centrafrique.) Sultan est devenu chanteur à l’âge de 15 ans.

Né d’une famille de chanteurs musiciens, il a beaucoup appris de son feu oncle Joachim Marcel VOMITIENDE, Chef de fanfare Nationale, professeur de musique en Centrafrique

Il était un ancien élève de l’Ecole des Beaux Arts de Dakar, et titulaire d’un DEUG d’Arts Plastiques et d’une Maîtrise en Economie Sociale.

D’abord membre fondateur des ensembles Kongo – Wara et Kokombo à Paris, Sultan ZEMBELLAT dirigeait le groupe Maïgaro dont il était le fondateur. Il chantait l’amour, la nostalgie de Bangui, la terre de ses ancêtres, abordait des thèmes de prise de conscience nationale et exprimait l’âme du peuple centrafricain

Il avait trois disques à son actif: Le premier Mea Culpa en 1984, le deuxième lancé en 1987 et « Séré Boulon » en 1996. Après dix années d’absence de production discographique, Sultan a fait récemment un retour en force avec trois albums. Tout d’abord,  » le Baténgué  » bal populaire centrafricain qui est un mélange de la Rumba de Bangui et de la Salsa. Il avait crée le site internet maziki.fr qu’il animait avec talent afin de vulgariser la musique centrafricaine et son histoire.

——————————————————————————————————————————————————-

Share on Facebook

MUSIQUE DE TROMPES PRATIQUEE PAR ONGO BROTTO DE BAMBARI DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Interview de M. Emile NDJAPOU

La troupe Ongo Brotto à Paris

Question : Pouvez-vous nous parler de la musique de trompes pratiquée par le Groupe Ongo Brotto de Bambari ?

Réponse : Il convient d’abord de souligner l’importance de la musique en République Centrafricaine :
En République Centrafricaine il existe une très grande diversité de musiques telle, que le grand musicologue français, Simah ARON Directeur de recherches au CNRS a dit qu’en Centrafrique, on trouve un échantillon de toutes les musiques africaines.
En effet, en République Centrafricaine la musique accompagne toutes les activités sociales : il existe des comptines, des berceuses, des musiques de danse, des musiques instrumentales pour la marche, des musiques de jeu, des musiques de moquerie, des musiques mortuaires, des musiques liées à l’initiation ou des rites sacrés.
Toutes ces musiques prennent des formes variées, par exemple des chœurs entièrement vocaux dont les Pygmées sont spécialistes, des orchestres de trompes en pays Banda, des chants lyriques et épiques accompagnés de »koundi « , c’est dire la cithare des Zandé et Zakara, des musiques ludiques sur le xylophone en pays Gbaya, des musiques basées sur le tambour de peau ou de bois, le  » linga « , celui-ci servant également à transmettre des messages, des épopées et des récitals.

Pour répondre à votre question concernant la musique de trompes , il convient de préciser que cette musique est donc pratiquée par les Banda qui constituent l’un des plus importants groupes ethniques de la République Centrafricaine. Ce groupe ethnique qui occupe principalement le centre du pays est divisé en une cinquantaine de sous-groupes ayant leurs coutumes et leurs parlers. Les Brotto sont l’un de ces sous-groupes et la ville de BAMBARI, la métropole du pays Banda est leur terroir. Il va de soi qu’il existe d’autres groupes de Ongo en pays Banda qui sont moins connus à cause de leur éloignement du che-lieu de la région. Ce sont notamment : ONGO TROGOTE, de la Sous-Préfecture de BAMBARI, ONGO BAÏDOU de la Sous-Préfecture de IPPY, ONGO BADE de la Sous-Préfecture de IPPY, ONGO NGBENGA de IPPY etc…

Concert du 22 oct 2006
à la Maison de Radio France

C’est au cours des travaux champêtres que les  » Ganza « , c’est-à-dire les initiés ont découvert une racine creuse d’un arbre appelé  » opo  » et
évidée par les termites. Ils ont utilisé cette racine en y soufflant pour produire des sons variables suivant la grosseur de la racine. Le terme  » ongo « , étymologiquement veut dire  » souffle « . Ils ont complété ces racines avec des cornes d’antilope au bout desquelles ils ont fait des trous pour y souffler ou avec des tiges de bambou de chine dans lesquelles ils soufflent également pour obtenir des sons.Aujourd’hui, l’extraction des trompes qui peut durer deux à trois, voire quatre semaines, se fait selon un rite :

Camel Zekri

la veille du départ sur le site des racines, les artistes les plus expérimentés quittent leurs lits pour dormir sur des feuilles de bananier et durant toute la durée de la fouille, ils sont tenus de s’abstenir d’avoir des relations sexuelles, de consommer du poisson. A leur retour, les trompes extraites ne sont conservées dans les maisons qu’après avoir été aspergées de l’alcool, tandis que les collecteurs doivent faire une ablution avant de rentrer dans leurs maisons.L’inobservation de ce rite entraîne la mort des contrevenants collecteurs de ongos.
Pour former un orchestre de trompes, il faut dix à seize trompes dont la taille varie de 20 cm à 2 mètres, les trompes étant toujours accompagnées d’une paire de grelots entrechoqués. Chaque trompe n’émet qu’une note, à l’exception des cornes ou tiges de bambou qui peuvent réaliser des trilles et des broderies. Les trompes sont accordées entre elles selon un système pentatonique descendant et groupées par  » familles  » de cinq instruments. De l’imbrication très dense des formules individuelles naît une polyphonie touffue, une sorte de  » hoquet  » obsédant aux sonorités éclatantes. Cette musique de trompes est liée au culte des ancêtres et aux rites d’initiation pour les jeunes garçons.

Nzapa A Mou Na Mbi
Président de la troupe

C’est ainsi qu’a été inventée la musique de trompes, la  » musique ongo  » que tout jeune Banda doit apprendre obligatoirement au cours de son initiation. En effet, aucun  » ganza « , c’est- à -dire aucun  » initié  » ne doit sortir de la brousse à la fin de l’initiation s’il ne sait chanter avec le ongo. C’est qu’à la fin de l’initiation, le jour de leur sortie du camp, une grande fête est organisée au village et les ganza jouent tous au songo. D’ailleurs, tant que la pratique du ongo n’est pas sue de tout le monde, l’initiation devait durer jusqu’à la maîtrise complète de cette musique.
Voici quelques chansons du répertoire de Ongo Brotto de Bambari :

– Chanson dédiée aux jumeaux (meya) : Les meya, c’est-à-dire les jumeaux sont des êtres particuliers, des êtres sacrés, foncièrement jaloux : il faut les vénérer, souvent les amadouer pour qu’ils ne jettent pas le mauvais sort sur vous, et surtout il faut les traiter avec délicatesse et avec une stricte égalité afin d’éviter de susciter la jalousie de l’un à éliminer l’autre.Chanson concernant l’attitude de l’épouse : Au lit, lorsque votre épouse se refuse de se donner à vous, bien que cela ne vous plaise pas, il faut toutefois éviter d’atteindre votre but par la violence. Dans de pareilles situations, c’est avec tact ou dissuasion qu’il faut agir ; ce qui conduit souvent l’épouse à changer de comportement.
– Chanson relative au domestique : Le domestique qui a volé les habits de son maître mérite bien la sanction qui lui a été infligée, à savoir son renvoi du travail, car il ne doit prendre quelque chose appartenant à son maître qu’avec son consentement et non à son insu.
– Chanson relative au choix de son futur époux: Au cours de la grande fête à l’occasion de la sortie du camp d’initiation, souvent les jeunes filles émettent discrètement leur préférence pour tel ou tel garçon qu’elles souhaiteraient devenir leur futur conjoint.

Concert du 22 oct 2006 à la
Maison de la Radio France

Question : Comment se déroule l’initiation ?

Réponse : L’initiation ou l’éducation traditionnelles revêt une importance capitale dans les sociétés traditionnelles comme la société Banda. Le contenu de cette éducation traditionnelle repose sur la transmission du patrimoine culturel, des croyances, des techniques de production etc…Ces rites marquent l’entrée du jeune dans la vie des adultes où, après être circoncis et avoir bravé les épreuves auxquelles il était soumis, ce dernier prendra part aux grandes décisions engageant la vie de l’adulte.
Pour être initié, ces jeunes de 8 à 15 ans sont conduits dans des camps situés très loin du village, en brousse. Une fois arrivés dans les campements tenus secrets aux femmes et aux parents des initiés, ils sont confiés à des spécialistes qui se doivent de leur fournir toute l’éducation nécessaire à leur passage à la vie d’hommes. Les activités se déroulent sans cesse du matin au soir et parfois toute la nuit. Elles vont de la danse traditionnelle au repas, en passant par des épreuves où le jeune doit, non seulement savoir chasser, pêcher, fabriquer des filets, des nasses etc, mais également savoir interpréter les songes, le vol d’oiseaux, la voix du vent, le murmure de la source… Bref, ces camps constituent une véritable école de la vie.

Représentation au studio 105 de la Maison de la Radio France en comapagnie du guitariste
Algérien Camel Zékri

Fin de la représentation au studio 105 de la Maison de la Radio France en comapagnie du guitariste Algérien Camel Zékri et de l’équipe technique du concert.

Selon les ethnies, durant trois à six mois, les jeunes, pendant l’initiation rompent momentanément tous les liens qui les unissent à leur village, à leurs familles. Ils sont soumis à une série d’épreuves inhumaines et dégradantes et ont pour devise  » voir, entendre et ne rien dire « . Devant un danger ces jeunes doivent garder le sang froid. Ils doivent rester insensibles aux piqûres des insectes. Ils doivent grimper aux arbres avec agilité, courir aussi vite qu’une biche lors des chasses, se glisser dans les lianes et les racines sans provoquer le moindre bruit de froissement de feuilles mortes. Ce qui fait croire que la forêt, la brousse et les fleuves n’ont plus de secret pour eux.

L’initiation se déroulant habituellement en brousse, dans un cadre sauvage, non domestiqué par l’homme représente pour les villageois un  » au-delà  » où l’on entre en contact avec les puissances invisibles, les dieux, les génies, les ancêtres. Les novices appartiennent à l’autre monde, celui des défunts. Ils vivent dans leur proximité car eux-mêmes sont morts, enterrés, dévorés. Leur comportement doit être le plus éloigné possible des normes habituelles. Ils portent une tenue spéciale et leur corps est souvent recouvert de chaux. Ils revêtent donc la condition des esprits. L’apparition des masques représente le moment le plus poignant de ce contact avec le monde invisible.
Dans les rites féminins également, il y a en général un moment où la jeune fille est considérée comme morte,  » partie avec la lune « , enfermée dans la maison comme dans une tombe où elle ne doit accomplir aucun travail, ne pas se laver ou faire la cuisine, ne parler qu’à voix basse, ne sortir que dans l’obscurité, donc faire comme si elle ne comptait pas parmi les vivants. C’est que mourir, c’est naître dans l’au-delà, être initié, c’est à la fois mourir et renaître. Le temps de circoncision des jeunes permet aux initiés de revivre la genèse de l’univers et de devenir contemporain de la gestation du monde.

Question : Cette éducation traditionnelle a-t-elle encore la chance de survivre dans le contexte actuel de la mondialisation ?

Réponse : Aujourd’hui, l’éducation traditionnelle et précisément la pratique du ongo, est confrontée à un grave problème, celui de la relève, d’une transmission de tout ce patrimoine culturel, de façon régulière et permanente aux générations futures. Or, ce n’est pas le cas. En effet, avec le phénomène de l’exode rurale, de la scolarisation, bref de la vie moderne, voire de la mondialisation, la tendance est que la nouvelle génération ne reste pas attachée à son terroir ; elle s’en va et les dépositaires de cette culture, c’est- à- dire les parents de plus en plus essoufflés sous le poids de l’âge ne peuvent plus la transmettre, surtout lorsque l’on sait qu’en Afrique la transmission est orale et qu’en Centrafrique particulièrement, l’espérance de vie est de 43 ans. N’est-ce pas là un réel danger pour notre patrimoine culturel ?
C’est pourquoi il est plus qu’important, pour conserver, entretenir ce patrimoine, qu’une incitation soit conçue pour intéresser les jeunes afin qu’ils puissent s’adonner à cette activité culturelle noble. C’est ce souci qui m’a conduit à créer en 1995, à IPPY, une Association pour la Promotion de la Culture Traditionnelle dont les objectifs contenus à l’article 2 des Statuts sont :  » la sauvegarde, la pérennité de la culture ; la protection du patrimoine culturel ; la recherche des voies et moyens pour promouvoir la culture ; la sensibilisation sur l’importance de la culture, facteur de l’identité d’un peuple ; la formation des jeunes artistes ; la coordination des activités culturelles ; l’organisation des manifestations culturelles sur le plan local, national et international ; la collaboration avec les autres Associations culturelles « . C’est dans ce cadre qu’il est organisé régulièrement à IPPY des week end culturels auxquels les plus jeunes, voire des jeunes filles prennent part. Pour moi, c’est une véritable école où les jeunes, garçons et filles doivent acquérir les connaissances de leurs ancêtres afin de conserver notre culture.

Un danseur et Souffleur
de trompes de bois

Dans ce sens, au mois de Décembre 2006, sera organisée en plein pays Banda, à IPPY, une Sous-Préfecture de la Ouaka située à 500 km de Bangui, capitale de la République Centrafricaine, une importante compétition pour tous les Groupes Ongo de la région, en vue de sélectionner les meilleurs musiciens ongo,. Ceux-ci pourront devenir des formateurs de cet art,, après une formation donnée par des spécialistes de la musique. Ce sera une manière d’enrichir cette musique traditionnelle par des apports de la musique moderne. C’est le lieu d’apprécier le travail du guitariste Camel ZEKRI et le Groupe ONGO BROTTO DE BAMBARI qui ont réalisé une création musicale métissée, laquelle sera présentée à Radio-France le 22 àctobre 2006 à Paris. Ils s’attèlent également à l’heure tuelle, en résidence à Alençon (France), à l’élaboration d’une création musicale métissée baptisée Xem Num qui sera présentée au mois d’avril 2007 au Théâtre de cette ville appelé scène nationale 61. A mon humble avis, les avantages pouvant réulter de cette démarches sont multiples, notamment::
– l’enrichissement de la musique moderne par l’apport des éléments de cette musique traditionnelle,
– la pérennisation de la musique de trompes grâce à la codification des certains de ses éléments par le métissage,
– l’agouement à court terme des jeunes de la région concernée, car les opportunités données ici au Groupe Ongo Brotto de Bambari ne leur sont pas inaperçues.
C’est pourquoi, je suis convaincu que mon idée de la création d’une Ecole de musique de trompes n’est pas une utopie. Le dernier mot reste aux spécialistes de la musique.

Paris, le 22/10/2006
maziki.fr
Emile NDJAPOU
Président Fondateur de l’Alliance Française de Bangui
Responsable de l’Association pour la Promotion de la Culture Traditionnelle
B.P. 2199 BANGUI République Centrafricaine. Tél. (236) 56.06.26

Share on Facebook

Troupe Traditionnelle Yangbabolo

La troupe traditionnelle Yangbabolo est créée en 1960 par l’artiste peintre Bambi, aujourd’hui décédé. En fait ce groupe est basé au quartier Ngbougbou proche de Pétévo à Bangui. Le yangbabolo est une musique de l’ethnie Ngbougbou imitant les oiseaux, en particulier la sigogne et des rongeurs.
Etumba de Ballet National defLe rythme yangbabolo est joué sur deux grands tam – tam et sur trois linga. Le linga est une percussion creusée dans un tronc d’arbre. La caisse de resonnance creusée produit un son aigü. Le linga est un instrument de communication qui permettaient aux africains d’envoyer des messages en alphabet morse dans des villages proches.

Ainsi, le linga permet d’annoncer aux villages voisins, des nouvelles (naissance, circoncision, décès…) Pendant la période coloniale, de peur d’une révolte généralisée, le linga avait été interdit pour éviter aux noirs de se communiquer.

La troupe Yangbabolo a déjà effectué plusieurs tournées en Afrique et en Europe.
Le groupe a une longue expérience de la scène internationale.

Le spectacle de la Troupe Yangbabolo dure entre 1h à 1h30.
Pour inviter la troupe Yangbabolo : info@maziki.fr

Share on Facebook

Artiste Traditionnel Bernard N’zapayé
(joueur de la Cithare de Mobaye)

La cithare de Mobaye est composée de 6 cordes appelée « Koundi ». Le rythme joué est appelé « Gbadouma » par les ethnies Sango, gboungbou et Langbassi de la Mobaye dans la région de la Basse – Kotto. Le musicien Tradi-Moderne Bernard N’zapayé chante la vie et ses avatars.

Chanteur satirique, Bernard n’hésite pas de lancer un regard critique sur la société Centrafricaine. Il chante les hommes qui fréquentent les prostituées et dénonce les femmes mariées qui entretiennent de ralations douteuses avec des pasteurs. Bernard est l’un des rares musiciens Centrafricains qui se situe entre la tradition et le modernisme.
Ballet NèzaléIl chante en langue Sango, Ngbougbou, Yakoma, Mandjia pour être compris de tous les Centrafricains. C’est un véritable troubadour qui va de quartier en quartier pour chanter. Il se fait inviter par des particuliers pour se produire. En 1999 j’enregistre cet artiste, considérée comme une èspèce en voie de disparition, lors d’un bal populaire qu’il anime au quartier Sica I à Bangui. Bernard N’zapayé reprend avec virtuosité le répertoire de son ami Doungourou, Tradi – Moderne comme lui, et décédé depuis quelques années.

Doué d’un sens d’improvisation et d’observation, Bernard N’zapayé est un miroir de notre société du fait de nous rappeler nos problèmes quotidiens. Le Gbadouma qu’il popularise est une musique très rapide et swinguée et qui s’apparente à la musique de l’ethnie Bassa au Cameroun appelée Assiko.

La danse Gbadouma imite les poissons dans l’eau.

Le concert de Bernard N’zapayé dure entre 45 minutes et 1 heure.
Pour inviter Bernard N’zapayé :info@maziki.fr

Bientôt nous proposerons sur ce site un CD audio sur la

Share on Facebook

 Vopamadé Artiste Traditionnel
(Joueur de N’gombi, cithare de la Lobaye)

Le N’gombi est un instrument très prisé dans la Lobaye. Cet instrument sculpté par de spécialistes a une forme de personnage composé de 10 cordes en crin de différentes dimensions qui produit un son plus proche de la Kora d’Afrique de l’Ouest. Des grelots fixés sur la tête de la manche renforce le rythme.Joueurs de N'gombi

Le rythme est fondé sur des syncopes réguliers avec des chants de lamentation et de jouissance populaires. Il s’agit d’un instrument très utilisés dans les manifestations de jouissance et de retraite de deuils dans les ethnies ngbaka et mbati de la Lobaye.

Il importe de parler de Tongabo, virtuose de N’gombi, très célèbre et décédé depuis quelques années. Ce dernier marque par son inimitable façon de jouer et de chanter l’histoire de N’gombi et du rythme Mogbaté qui enrichit le Montè – Nguènè. Dans la plus part de répertoire N’gombi, il y a un cri qui revient à chaque fois: « To Nga Bo é é ». En fait, il s’agit de chanteur et joueur de N’gombi Tongabo que la foule adule pendant ses prestations à M’Baïki dans la région de la Lobaye.

De nos jours, le chanteur et joueur de N’gombi Vopamadé est dépositaire de cette culture en voie de disparition. Tout comme Bernar N’Zapayé, vopamadé anime des bals populaires dans différents quartiers de Bangui. Je l’enregistre également en 1999 au quartier Sica I à Bangui lors d’un bal dansant.

Vopamadé est celui qui chante en Sango « Vopamadé, bouba ti mbi na da ti mbi ». « Je suis pauvre, je ne demande rien n’a personne et je suis mieux chez moi ». cette chanson rencontre un grand succès et devient populaire en Centrafrique.

Cette musique envoûtante inspire le groupe moderne Zokéla de Bangui qui adopte le rythme Montè Nguènè, courant musical qui apporte une particularité à la musique moderne Centrafricaine.

Le spectacle de N’gombi dure entre 45 minutes et 1 heure.

N’gombi chantée et jouée par Vopamadé.

Share on Facebook