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Quand une troupe du Burkina Faso joue son avenir au festival de théâtre d’Avignon

Affiche des-deux-spectacles-de-la-compagnie

 

« La première fois à Avignon, nous avons voulu participer au traditionnel collage d’affiche dans les rues. Quand nous avons voulu commencer, après le déjeuner, toute la ville était déjà couverte d’affiches, c’était hallucinant ! ». Le comédien Jules Gouba a 35 ans. Son anecdote témoigne de la difficulté, pour une troupe africaine, de trouver une place au soleil parmi les 1 336 spectacles présentés dans l’un des plus grands festivals de théâtre au monde.

Avec les sept autres acteurs, musiciens et danseurs de la compagnie Marbayassa, du Burkina Faso, il a pourtant troqué la chaleur poussiéreuse de Ouagadougou pour le crissement des cigales et la canicule provençale.

C’est la troisième participation de la compagnie au Festival Off d’Avignon. Elle présente cette année deux spectacles en alternance au théâtre « Le Célimène », à quelques pas du mythique Palais des Papes : « Candide L’Africain » et « Baâda, le Malade Imaginaire ». Heureusement, « Le Célimène » ne désemplit pas. Le public se serre même dans les escaliers pour assister à ces classiques revisités « à la sauce burkinabé ».

Le Festival, un rêve pour les artistes de Ouagadougou

« Venir à Avignon, c’est un rêve pour les compagnies de Ouagadougou », poursuit Jules Gouba, qui campe le rôle-titre dans « Baâda, le Malade Imaginaire ». Un rêve qui coûte cher. La compagnie Marbayassa a dû avancer près de 20 000 euros pour assurer le déplacement des comédiens, louer la salle et les places de camping.

L’initiateur de cette aventure, c’est le metteur en scène de la troupe. Guy Giroud désigne sa peau blanche pour se présenter en un mot : « Français ». Sa collaboration artistique avec la compagnie Marbayassa remonte à son amitié de longue date avec Hubert Kagambégam qui a fondé la troupe en 1996 à Ouagadougou.

la-compagnie-marbayassa-parade-dans-les-rues

Après la mort prématurée de ce dernier, en 2010, les comédiens demandent à Guy Giroud de reprendre la compagnie ; il passe ainsi chaque année quelques mois sur place. Animé par « l’esprit d’échange interculturel » cher à Hubert Kagambéga, il propose aux comédiens des spectacles issus du répertoire français mais transposés au Burkina. La danse et la musique traditionnelles burkinabé dessinent alors littéralement l’espace scénographique et les « tchip » bravaches surgissent au milieu de la langue de Molière.

Lorsque Guy Giroud propose à la troupe de participer au Festival Off, l’objectif est de « se faire connaître et d’attirer les programmateurs ». Car ce sont eux qui décident des futures « exportations » de la compagnie, qui vend ses spectacles au départ de Saint-Etienne.

« Si on compte sur l’Etat, on est mort »

Ces tournées européennes sont cruciales pour la compagnie, assurant environ 40 % de ses recettes. Cela couvre les charges fixes de Marbayassa et de sa trentaine de comédiens et comédiennes, tous professionnels. « Si on attend une aide de l’Etat pour vivre, on est mort » assène Justin Ouidiga, doyen de la troupe du haut de ses 42 ans.

« Le théâtre Burkinabé est financé presque uniquement par des appuis extérieurs. » Depuis le coup d’état du 30 octobre 2014, les compagnies de théâtre sont encore moins soutenues par les structures gouvernementales. « Pour obtenir une subvention de 200 000 francs CFA (soit 305 €), il faut se lever avant le chant du coq » s’amuse Justin Ouidiga.

La compagnie Marbayassa, qui est également un centre de formation de comédiens à Ouagadougou, trouve une autre partie de ses revenus en pratiquant un « théâtre d’intervention sociale » ou « théâtre forum » sur mandat d’ONG comme Médecins Sans Frontières ou RECIF. Un apport essentiel : ce n’est pas avec les recettes des représentations (1 000 francs CFA la place, soit 1,5 euro) qu’il est possible à une compagnie de théâtre de conserver un lieu permanent de création à Ouagadougou.

Pourtant, la scène théâtrale burkinabé est des plus vivaces. Près d’une centaine de compagnies sont recensées tandis que le Festival « Les Récréâtrales », fondé en 2002, s’empare chaque année du quartier populaire de Bougsemtenga, pendant une semaine. « La vie politique n’a pas d’impact sur la vie culturelle de Ouagadougou, estime Justin Ouidiga.Mais la politique culturelle a un impact sur la vie des compagnies ».

Avignon, un « tremplin » décisif pour Marbayassa

A mi-chemin du Festival d’Avignon, l’enjeu est donc crucial pour Marbayassa, qui multiplie les « parades » rythmées au son du djembé dans les rues d’Avignon pour promouvoir son spectacle. « Avignon est un tremplin. Il ne faut rien lâcher » souligne Guy Giroud.

Pour l’heure, les membres de la compagnie se reposent au camping Bagatelle où ils se partagent deux tentes de huit places. Après des mois de tournée à l’étranger, les comédiens sont pendus au téléphone avec leurs familles. L’actrice Monique Sawadogo – « une vraie star au Burkina » et mère de trois enfants – prépare des macaronis relevés au piment dans un fait-tout.

 

Drissa Dembélé, le musicien de la bande, fredonne à mi-voix tout en grattant les cordes de sa kora. « La musique et la cuisine africaines sont notre manière à nous de ne pas être trop nostalgiques, confie Jules Gouba, une bière à la main. Ce mode de vie vaut la peine. Qui sait, peut-être un jour jouerons-nous dans le Festival In… ».

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Leticia MAHOUNGOU CROLLE
Rhode Bath-Schéba MAKOUMBOU

Galerie Marc DENGIS
Rue d’Alsace-Lorraine, 14
1050 Bruxelles

Du samedi 8 au dimanche 23 mars 2008
Horaire : du jeudi au dimanche de 14 à 20 h.
Entrée libre.

Vernissage le vendredi 7 mars à partir de 19 h.
Exposition organisée sous le haut patronage de M. Jacques OBIA, Ambassadeur de la République du Congo auprès du Bénélux et de l’Union Européenne.
Renseignements : GSM 00.32.(0)477.35.18.14 Email : marc.somville@skynet.be

PS : en pièce jointe photo affiche et deux photos d’oeuvres.

Biographie de Leticia MAHOUNGOU CROLLE

Leticia Mahoungou Crolle est née le 26 juin 1982 à Brazzaville. Depuis toute petite, elle dessine par terre, sous l’œil critique d’une « institutrice » choisie parmi les copines. A l’école, elle griffonne sur chaque bout de papier lui tombant sous la main. En quatrième, elle compose un « carnet d’amitié » où elle ne se contente pas de coller des images, mais les réalise elle-même. Sa grande sœur et son mari détruiront d’abord ce cahier, puis ensuite persuaderont son père de l’inscrire dans une école de dessin en Europe.

Elle s’inscrit à l’Ecole de Peinture de Poto-Poto où elle suit une formation de trois ans sous l’égide d’Adam Opou et de René Bokoulemba. La guerre de 1997 l’obligera à suivre un cours de secrétariat à Pointe-Noire. Mais dès la fin de la guerre, elle reprend ses cours à Poto-Poto.

expo2Principale actrice féminine du pinceau de l’école, Leticia travaille « comme un homme », avouent ses collègues. Cette artiste, qui a déjà exposé en Afrique et en Europe, très exigeante, est sans cesse en recherche de nouveautés. Après avoir excellé dans le décoratif, elle propose aujourd’hui des scènes de rue particulièrement touchantes : « … Et pendant la pluie, comment elles font ? … elles oublient leur poste, la solution c’est de fuir … C’est triste, j’essaye toujours de mettre de l’humour dans ce genre, mais il y a des histoires vraies et tristes dans ces toiles … ».
Voir le site : http://www1.planeteafrique.com/acorem/Index.asp?affiche=News_Display.asp&articleid=1221&rub=Culture

Biographie de Rhode Bath-Schéba MAKOUMBOU

Rhode Bath-Schéba Makoumbou est née le 29 août 1976 à Brazzaville, en République du Congo.
Depuis sa tendre enfance, elle a été initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou. Elle s’est engagée réellement dans l’art à partir de 1989. Dans sa peinture, elle met surtout en valeur toutes les activités sociales de la femme africaine.

Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses oeuvres s’illustre dans le style réaliste, expressionniste et cubiste.
Depuis 2002, elle a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois, tissu et peinture à l’huile sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut ! expo3

Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique et du Congo en particulier.
A partir de 2003, elle a entamé une importante carrière internationale et elle expose maintenant dans le monde entier.
Voir le site : http://www.rhodemakoumbou.eu

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