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Centrafricaine

Musique Traditionnelle Centrafricaine

Musique Traditionnelle Centrafricaine
Sur le plan Culturel, la République Centrafricaine possède tout un patrimoine musical traditionnel riche et varié selon ses différentes régions. Certains spécialites qualifient la République Centrafricaine d’un scandale Culturel du fait même de riches et variantes musicales de ce pays. D’ailleurs, l’ethnomusicologue Simha Arom venu à Bangui dans le cadre d’une mission de coopération entre l’Israël et la Centrafrique, et pour encadrer la fanfare nationale est subjugué par la musique des Pygmées. Après avoir étudié la polyphonie des Pygmées de Centrafrique plusieurs années durant, il en devient l’un des spécialistes mondialement connu et célèbre.
La Polyphonie des Pygmées Aka qui est un style musical millénaire et particulier qu’on ne présente plus, la musique des Banda Brotto et Ongo dont les instruments sont des racines rongées par des termites, la Cithare de la Lobaye qui a donné naissance au Monté Guènè, un nouveau genre musical Centrafricain sont autant de richesses Culturelles Centrafricaines à découvrir.


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La tenue d’un Forum Culturel est un débat qui implique la plupart des acteurs concernés par la Culture centrafricaine et aurait sans doute du mérite de définir des objectifs visant la protection et la vulgarisation de notre riche Patrimoine Culturelle méconnue à ce jour.

Outre la définition d’une Politique Culturelle, l’un des objectifs recherchés par cette rencontre est la réorganisation de Bucada (Bureau Centrafricain des Droits d’Auteur) qui connaît un dysfonctionnement depuis sa création, l’amélioration de conditions de vie des artistes, la restructuration du notre Ministère de la Culture dont les missions sont mal définies et enfin, la place de la République Centrafricaine dans la mondialisation, pour en ce qui concerne la Diversité Culturelle.
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Considérant le manque de volonté politique de l’Etat Centrafricain lié au développement de la Culture Centrafricaine dans sa globalité,

Considérant le blocage lié à la mise en place et au fonctionnement du BUCADA (Bureau Centrafricain des Droit d’Auteur) orchestré par des fonctionnaires Centrafricains véreux qui trouvent leur compte dans cette situation malheureuse ne permettant pas aux artistes Centrafricains de toucher leurs droits d’Auteur,Considérant l’absence de soutien de l’Etat à l’endroit de l’ensemble de nos artistes ayant des fonctions sociales au pays et dont la majorité vit dans une pauvreté totale,

La troupe traditionnelle Ongo

La troupe traditionnelle Ongo

Considérant l’absence d’une réglementation relative à la Protection de l’ensemble du Patrimoine Culturel Centrafricain dans la mesure où nos œuvres sont régulièrement pillées par l’extérieur,

Je demande et j’exige :

1/ La redéfinition d’une Politique Culturelle Centrafricaine avec l’implication des principaux acteurs concernés dans l’élaboration d’un document à cet effet.

2/ La mise en place d’une structure de Gestion Autonome pouvant gérer le BUCADA avec un Conseil d’Administration composé des artistes concernés,
Le groupe Cool Stars

3/ L’accession des artistes Chanteurs, Musiciens, Comédiens, Plasticiens, Peintres, Cinéastes et Ecrivains à un statut reconnu pouvant leur permettre de bénéficier des soins médicaux et d’une retraite,

4/ L’élaboration d’un texte de loi pouvant régir la protection de l’ensemble du Patrimoine Culturel Centrafricain.

5/ L’affectation à la Culture d’1 % du Budget National pour permettre son développement.

6/ La Séparation des entités Culture et Sports pour permettre la meilleure gestion de chaque Ministère et aussi de mettre en application la recommandation du Dialogue National sur cette question.

7/ La création d’une Victoire de Musique Centrafricaine pour encourager les artites et les nouveaux talents

8/ L’introduction de la Musique dans les écoles Centrafricaines afin de consolider la Culture Musicale de la Génration Future.

9/ La place de la République Centrafricaine dans la Mondialisation, notamment dans le dommaine de la Diversité Culturelle.

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Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

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XXVI/ L’Histoire de la Musique Gabonaise méconnue comme celle de Centrafricaine

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Histoire de la Musique Gabonaise

Pierre Akédéngué

Pierre Akédéngué

Sur le plan musical et à l’échelon international, Pierre Akéndégué depuis au moins 30 ans est l’Ambassadeur du Gabon. Pierre Akéndégué évolue dans ses débuts dans Afro Succès aux côtés d’Hilarium Nguéma et fait un succès avec  » Télégramme « . Ce Chanteur engagé et intellectuel étudie la musique au Conservatoire avec Mireille Mathieu à Paris où il envoie régulièrement des chansons dont  » Koukou moulélé  » qui est tube international. Hilarium Guéma et Oliver Ngoma connaissent depuis une dizaine d’année un succès au-delà du Gabon. Sur le plan local il y a des artistes de talents et ceux qui émergent parmi lesquels Mac Joss, Rosalie Mablove, Marie Colombe, Annie France Batchilili, Amandine, sheila, Landry Ifuta…

la Musique Gabonaise reste inconnue comme celle de Centrafrique.

Amandine

Amandine

Bien que ces artistes soient connus et émergeants, la Musique Gabonaise reste inconnue comme celle de Centrafrique. Et pourtant, plusieurs styles musicaux et variés Gabonais peuvent contribuer à la découverte de cette richesse Culturelle. Dans les rues de Libreville la Rumba Congolaise est mêlée au Zouk Love et aux Musiques Traditionnelles Fang, Myéné, Nzémbi, Obamba, Lumbu, Punu, Batéké et Oriengo. Le Gabon se modernise, mais conserve une dominante musicale traditionnelle et voire même au niveau de la danse et des tenues de scène. L’absence sans doute d’une synthèse de ces différents styles musicaux constitue un frein sur le rayonnement mondial de la Musique Gabonaise. Une Musique Urbaine dénommée  » Oriengo  » a particulièrement attiré mon attention du fait que ce genre peut devenir une spécificité Gabonaise. En fait,  » Oriengo  » est un style musical traditionnel très cadencé et dont la danse exprime des gestuelles de scène de la vie quotidienne. En général les gestuelles  » Oriengo  » imitent la danse des handicapés. Le caractère comique de cette danse apporte une joie de vivre et un piment à ce style interdit un temps par les autorités du pays pour empêcher les gens de se moquer des handicapés.

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Annie Flore Batchilili

Annie Flore Batchilili

Le Gabon regorge d’une pléiade de jeunes artistes, mais malheureusement il n’ y a pas assez de structures deproduction pouvant leur permettre de se produire sur scène et sur le plan discographique. Depuis la fermeture des studios professionnels  » Mandémba  » dirigé par le général Assélé et de Koussou d’Africa N°1, il y a une dizaine d’années, les artistes s’enregistrent dans quelques  » home studio  » avec une qualité moyenne. Parmi les  » Home Studio  » Gabonais il y a les studios Mandarine, Kaje et MD. L’absence de producteurs vient s’ajouter aux difficultés rencontrées par les artistes Gabonais. Beaucoup d’artistes déplorent le fait que la Radio Africa N°1 mondialement écouter et implantée à Libreville fasse la part belle de la musique Congolaise et d’autres sans penser à leur patrimoine. L’on peut également constater le manque à ce jour d’un Bureau Gabonais de Droits d’Auteur pouvant protéger les œuvres des artistes et les amener à vivre de leur Art.

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Une rencontre avec Mac Joss un des doyens et mémoire de la Musique Gabonaise me permet de raconter l’histoire musicale de ce pays.

Sheila

Sheila

Entre 1940 et 1950 Georges Damas Aléka compose la concorde qui est l’hymne national du Gabon. Il fonde unorchestre symphonique en 1948 qui évolue jusqu’en 1952 et dénommé Billy Max. Après la dissolution de cette formation, il créé un autre groupe symphonique  » Saint Cécile  » entre 1956 et 1958. En 1958/1959 Georges monte le groupe Okolongo avec des instruments à cordes, notamment de la contrebasse et des violoncelles. Georges fonde le groupe Spinx entre 1959 et 1960 et confie la direction à son fils Damas. En 1959/1960 Makinaloka un groupe Congolais arrive à Libreville avec les guitaristes Tchébo et Papa Noël devenu par la suite le soliste de l’Ok Jazz de Franco Luambo Makiadi. Quand l’orchestre se dissout en 1960 un fonctionnaire des PTT nommé Adiwa engage Papa Noël et Hilarium Nguéma et fonde Jeunesse Band.
Papa Noël forme Hilarium Nguéma à la guitare puis repart au Congo. Nous sommes toujours en 1960 où Hilarium Nguéma créé le groupe Afro Succès. Cette formation compose  » Indépendance  » qui devient un tube.

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Un guitariste nommé Mounango Paul compose une chanson intitulé  » Mésakaboni  » en langue et ethnie  » Nzémbi  » et cela devient un tabac en 1960. La même année c’est aussi la naissance de  » Mélo Gabon  » de Paul Ekomié dit Docteur Popol. En 1963 Mac Joss revient de Mimongo où il passe les vacances. Il va regarder  » Spasman l’homme des étoiles  » un film à grand succès. Chemin faisant, Mac Joss traverse le quartier  » Nombakélé  » proche de  » la Canne à Sucre  » où joue Hilarium Nguéma. Mac Joss entend un jeune qui chante dans sa langue maternelle le  » Punu  »  » Niambi oulabi « . Mac Joss se dit si ce jeune chante lui aussi peut chanter. Le jeune s’appelle Jena Bibi Ibouanga. Mac Joss alors âgé de 17 ans va voir le bassiste de  » Mélo Gabon  » qui l’engage au sein du groupe en qualité d’aide maracassiste. Un mois plus tard, le groupe est invité par le patron du  » bar Jeannette  » à Lambaréné et c’est le début d’une longue carrière de Mac Joss qui devient chanteur de cette jeune formation.
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Aussi, il importe de signaler que le jeune Mac Joss encore lycéen abandonne l’école depuis son engagement musical. Mac Joss est un baroudeur du fait d’évoluer dans plusieurs groupes et partout. En 1970 il intégre la formation Gena, l’orchestre des FAG ( Forces Armées Gabonaise ) en 1971 et obtient le grade de capitaine avant de partir il y a quelques années à la retraite. Parmi ses œuvres connues  » Dis-moi la vérité  » qui a eu un grand succès en Afrique et  » Mourou tabac  » tête de mouton. Mac Joss est un chanteur qui mène une brillante carrière pendant ses trente dernières années. L’artiste est invité au 1er anniversaire de la prise de pouvoir de feu Thomas Sankara, en 1984, et ce après que le camarade Président ait écouté au Burkina Faso  » Mourou Tabac  » qui l’a subjugué.  » Mourou Tabac  » est une chanson profonde qui veut dire la tête du mouton. L’auteur veut dire que lorsque l’on tue un mouton, ses yeux restent ouverts pour voir les parties de son corps qui vont être mangées. Lorsque le feu Président Thomas Sankara arrive en visite à Libreville il fait appeler Mac Joss et l’invite à Ouagadougou pour une prestation musicale. Ainsi, Mac Joss débarque à Ouaga, donne un concert devant 5 000 personnes et se fait accompagner à la guitare par feu Thomas Sankara et le célèbre groupe Cubain  » La Sonora Mantacera  » avec la chanteuse Celia Cruz.

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La Musique Gabonaise est marquée sur le plan international par des titres devenus célèbres et parmi lesquels  » Espoir  » composé et chanté par Hilarium Nguéma entre 1968 et 1969. Dans les années 70 beaucoup de groupes naissent et animent à Libreville les jeudi, vendredi, samedi et dimanche jusqu’à l’aube. Les orchestres Gena, FAG et les Diablotins voient le jour à cette époque. En 1995 Gena est dissout. le groupe Les Diablotins qui connaît dans les années 80 un succès mondial avec le titre  » Mon Associé  » composé et chanté par le chanteur Centrafricain Malao Hénnecy devient Kalamba et meurt en 1998. Les FAG sont baptisés Massako et disparaît lui aussi la même période. En dépit des difficultés rencontrées par les artistes Gabonais qui peinent à faire découvrir leur riche patrimoine, force est de remarquer que la Musique de ce pays sortira sans doute dans les proches années à venir de son  » Ghetto « . Tout d’abord, la volonté des artistes, leurs capacités dans les recherches et la motivation des jeunes pouvant assurer la relève sont des éléments positifs que j’ai constatés pendant mon voyage au Gabon. Après le Congo, le Cameroun et la Côte d’Ivoire, peut-être un jour la planète tout entière dansera sur la Musique Gabonaise.

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Un danseur Traditionnel                                     Une danseuse

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Sultan Zembellat
Anthologie de la Musique Centrafricaine

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Avant de parler de la Musique Gabonaise qui représente une richesse du fait de sa variation d’une région à l’autre, je vais tout d’abord raconter brièvement l’histoire du Gabon. Le titre de cet article aurait pu s’intituler  » Voyage au Gabon  » ou  » Découverte de Libreville « . En fait, le 6 août 2006 je suis allé à la découverte de ce pays très riche en matières premières et également sur le plan Culturel. J’ai pu trois semaines durant mon voyage à Libreville rencontrer le monde artistique, les médias et tisser des liens avec des Gabonais dont j’apprécie l’hospitalité. Pour ma part, le Gabon qui m’a beaucoup inspiré est aussi un Paradis et une terre d’accueil. Tout d’abord, l’atterrissage sur Libreville donne l’impression d’être sur l’Amazonie du fait de sa forêt dense et de l’embouchure d’un fleuve envahie par la mer. Aussi, la paix qui règne dans cet Etat comparativement à d’autres pays d’Afrique donne une bonne image du Gabon. De plus, beaucoup d’étrangers sont bien accueillis au Gabon. Mon voyage au Gabon m’a permis d’écrire de nouvelles chansons avec d’autres sensibilités. Enfin, je remercie vivement la RTG1 ( Radio Télévision Gabonaise ) pour m’avoir réalisé deux vidéo clip. Mes remerciements vont également à Africa N°1 pour l’accueil chaleureux que son équipe m’a réservé.

Histoire du Gabon

Le Président Léon Mba

Le Président Léon Mba

En 1472 les Portugais venant de Sao – Tomé et l’île de Prince arrivent sur les côtes du Gabon Estuaire. Les Portugais sont les premiers à pratiquer le troc avec les populations du littoral. Mais les espagnols, les hollandais et les français marquent plus tard leur arrivée au Gabon. Le comptoir du Gabon est né d’un mouvement anti-esclavagiste dont l’objectif est la suppression de la traite négrière sur cette côte Africaine. C’est dans ce contexte que la marine française envoie le lieutenant de vaisseau Bouët – Willaumez dans les eaux du Gabon pour surveiller cette zone, mais aussi pour punir les populations de la rive droite de l’Estuaire du village Kringer qui pillent en 1837 deux bateaux français  » la jeune Amélie et  » le jeune Frédéric « . Ainsi, le lieutenant Bouët passe une convention avec le Roi Rapotchombo en février 1839, comportant la cession à la France de deux terrains. Un autre accord conclu avec le Roi Louis Anguillet-Re-Dowé le 18/03/1842 permet l’acquisition de la rive droite de l’Estuaire.

1/ Fondation de Libreville en 1849

Le Gabon est né de la surveillance de la traite négrière. En 1846 un vaisseau français,  » la Frégate Pénérope  » arraisonne un brick de commerce d’esclaves capturé au Congo. Après avoir pendu l’équipage qui résiste aux sommations d’usage, les français débarquent sur l’île de Gorée au Sénégal les esclaves qui sont libérés le 28 juin 1846. Le ministère de la marine sous l’influence de certains colons projettent de développer la Culture de certaines espèces étrangères et décident d’envoyer les esclaves libérés au Gabon pour servir comme main -d’œuvre libre dans les plantations. En 1849 Bouët – Willaumez devient chef de division navale de l’Atlantique et concrétise ce projet.

Le Président Omar Bongo Ondimba

Le Président Omar Bongo Ondimba

Sur 261 esclaves libérés de  » l’Elizia  » et installés à Gorée, seuls 52 dont deux enfants arrivent au Gabon le 18 septembre 1849. Les autres sont morts d’épuisement ou ont refusé de perdre leur emploi rémunéré au Sénégal. Au Gabon l’administration donne aux immigrés un terrain à proximité de l’ancienne paroisse Saint Pierre, village de 48 cases construites sous la direction du Capitaine de génie Parent. Enfin s’ajoutent aux rescapés de  » l’Elizia  » 28 autres esclaves libérés d’un négrier capturé. Certains sont placés à l’endroit où se trouve la brigade des recherches au plateau et d’autres à la montagne Sainte. Bouët donne à cette agglomération le nom de Libreville, à l’exemple de Freetown, capitale de la Sierra- Leone  ( ville des  libérés ).

africa-papy-029Les nouveaux Gabonais élisent un Conseil Municipal et un Maire. C’est ainsi que Mountier devient le premier Maire noir de la ville de Libreville. La commune de Libreville est composée du village des anciens esclaves et des autochtones. L’administration de la marine qui gouverne le Gabon émigre du fort d’Aumal ( Sainte Marie ) au Plateau ( Présidence actuelle ). Toute cette agglomération est appelée le Plateau, une dérivation du mot et ethnie  » Mpongwé Myéné  »  » Gué Pila Anto « , d’où viennent les femmes et anciennes plantations des familles Aguékasa de Quaben et de Louis. Les quartiers  » Mpongwé  » de Glass  » et de Louis peuplés d’autochtones ne font pas à cette époque partie de Libreville. Les quartiers  » Mpongwé  » de Glass  » et de Louis peuplés d’autochtones ne font pas à cette époque partie de Libreville. Un  » no man’s land  » sépare Libreville de Louis et de Glass. C’est par extension que les quartiers périphériques à la cité des esclaves sont intégrés progressivement au Plateau pour former le grand Libreville d’aujourd’hui.

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Sultan Zembellat
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1/ La naissance du Makossa

Anne Marie Nzié la Reine de Bikutsi

Anne Marie Nzié la Reine de Bikutsi

L’on ne peut parler de la Rumba Congolaise sans citer le Makossa voisin dérivé du High Life et de la musique traditionnelle de l’ethnie Douala. Tout comme la Rumba Congolaise qui subit l’influence de du High Life venu du Ghana et de la Musique Cubaine, le Cameroun n’est pas du reste. D’ailleurs, dans les années 50 le Méréngué venu de Saint – Domaingue rencontre un grand succès au Cameroun voisin de la Centrafrique. Aussi, le Mambo ou le Baténgué bal populaire joué par des habitants d’Afrique centrale de 1950 à 1970 prend sa source entre la Cameroun et la Centrafrique. Peu à peu le Cameroun tourne le dos à l’influence Ghanéenne et Dominicaine pour faire du Makossa une identité nationale. Avec l’évolution aidant, les Camerounais enrichissent le Makossa avec l’apport du Jazz, Pop, de la Soul et de la Rumba Congolaise.

2/ Les Pionniers du Makossa

Richard Bona

Richard Bona

Parmi les pères fondateurs du Makossa, l’on peut citer Nèl Eyoum et Ebanda Manfred tous deux de l’ethnie Douala, minoritaire au Cameroun mais avec une culture dominante puisque la musique populaire est chantée dans cette langue. Les Douala sont des bantous qui parlent une langue proche de lingala du Congo. Manu Dibango et Francis Beybey qui font partie eux aussi de cette première génération des artistes Camerounais modernisent le Makossa par des arrangements empruntés au Jazz, Pop et à la Soul. Jean Bikoko Aladin et Anne Marie N’zié classés parmi ces pionniers développent l’Assiko et le Bikutsi musiques des ethnies Bassa et de l’ensemble bantou constitué d’Ewondo, Boulou, Béti et Fan.

3/ La Deuxième génération des artistes du Makossa

Francis Bebey

Francis Bebey

La deuxième génération des artistes Camerounais apporte au Makossa un souffle nouveau et le permet de s’exporter. Ainsi, l’on peut nommer Eboa Lottin poète et guitariste de talent qui se distingue de cette seconde génération d’artistes Camerounais. Ce fils d’un pasteur Luthèrien estampille le Makossa de lignes harmoniques complexes et mélancoliques avec des paroles provocatrices. Eboa Lottin marque l’histoire du Makossa avec Matumba et Bésombé, chefs – d’œuvres qui deviennent des classiques de ce riche courant musical. Après le premier succès d’Eboa Lottin dès 1961 avec l’enregistrement de Bésombé, Ekambi Brillant en 1972 remporte un jeu radiophonique animé par Manu Dibango sur la Radio France Inter avec le titre N’Djonguèlè qui le propulse au-delà des frontières Par la suite, l’enregistrement de son tube Elongui arrangé par le célèbre musicien français Slim Pézin permet à Ekambi Brillant d’aller de succès en succès.

4/ La Troisième génération des artistes du Makossa

Manu Dibango

Manu Dibango

Enfin Charles Lèmbè, Dikoto Mandèguè, André Marie Tala, Tchana Pierre qui est fonctionnaire de son état et chanteur compositeur de talent, Pierre Didi Tchakounté et Los Calbinos participent à la vulgarisation de la Musique Camerounaise. Pierre Tchana est le compositeur de la célèbre chanson  » Il n’est jamais trop tard  » reprise et popularisée par l’orchestre national Guinéen le Bembéya Jazz National. Pierre Didi Tchakounté est découvert par le chef de programme de la Radio Cameroun, Ekoka Sam Ewandé en 1970. En fait ce musicien et chanteur de variété lui aussi collabore avec Slim Pézin et popularise le  » Mangabeu « , une musique ternaire Camerounaise du style 6/8 du groupe ethnique Bamiléké. Aussi, André Marie Tala chanteur guitariste aveugle de talent devient célèbre lorsque James Brown le plagie dans les années 70.

Puis la troisième génération des musiciens et chanteurs qui vulgarise à grande échelle le Makossa est constituée de Toto Guillaume, Koti François, Emile Kangué du groupe Black Style. Après vient la la quatrième génération composée de Jo Masso, Timè Foti, Bill Loko, Dina Bell, Bébé Manga, les Têtes Brûlées, Moni Bilé Ben Decca, Salé John, Douleur, Aladji Touré, Etienne Mbapé, Richard Bona, Gilles Kamga, Petit Pays, Rantamplan, Guy Lobé, Asta Djèmbé, Peeter Yamson, Papillon…

5/ Le Makossa s’essouffle après 50 ans de succès

Après plus de cinquante ans d’existence et de succès incontesté, le Makossa s’essouffle. Et pourtant le Cameroun regorge non seulement de musiciens de talent capables d’apporter au Makossa un souffle nouveau, mais d’autres riches variantes musicales ethniques. Sans doute le développement des Musiques Académiques par la plupart des musiciens Camerounais les éloigne du Makossa primitif et dansant. Beaucoup rêvent de devenir un autre Richard Bona pour sillonner le monde en passant par les States et de jouer en compagnie de Georges Benson. Plus l’on s’internationalise, plus l’on n’arrive plus à faire danser les gens du pays. Aussi, le manque de développement des orchestres à l’instar des têtes brûlées et de l’orchestres de l’armée constitue un frein à la résurection de la musique Camerounaise. Certes, de nombreux groupes se forment pour se produire dans des cabarets au pays, mais malheuresement le style développé et joué par ces formations s’éloigne du Makossa.

6/ L’émergence du Bikusi

Ekambi Brillant

Ekambi Brillant

Après l’émergence du Bikusi dans les années 90 qui dans une certaine mesure prenait le relais du Makossa moribond n’a point malheureusement fait long feu. Le décès brutal de Zanzibar guitariste de génie et chef du groupe des têtes brûlées qui popularise le Bikutsi est sans doute l’une des raisons de la chute de ce courant musical Camerounais. Qu’en est-il d’autres genres musicaux Camerounais pouvant tout comme le Bikousi apporter un souffle nouveau à la musique Camerounaise. L’Assiko et le Mangabeu musiques Bassa et Bamiléké peuvent être développées et popularisées à cet effet. Sur le terrain le Makossa subit l’influence flagrante du Ndombolo Congolais.

Etienne Mbappé

Etienne Mbappé

La riche rythmique arpégée du Makossa et sa ligne de basse syncopée disparaissent au profit de la cadence monotone du Ndombolo qui commence à vieillir. Après l’hégémonie du Ndombolo sur tout le territoir Camerounais, c’est le Coupé Décalé Ivoirien qui gagne du terrain de la Briqueterie à Bona Béri. De Ngaoundéré à Bafousam la fièvre du Ndombolo et du Coupé Décalé bat son plein. L’on se crorait à Yamoussokro et à Lumumbashi dans ce tohu bohu venu d’ailleurs et qui fait danser la population Camerounaisedésormais habituée à l’exotisme tropical. A quand le retour d’une bonne sauce pimentée de Makossa au Ndolè national ?

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Sultan Zembellat
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En préparation !

Amadou Ahidjo

Amadou Ahidjo

Paul Biya

Paul Biya

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