La référence culturel de la musique centre africaine
Soutenir la culture

Maziki risque de fermé !!!

Soutien des maintenant la culture centrafricaine avec un dont de 5€ tu aura ton Nom dans la page des remerciements.

 

– Le début de sa carrière[

La véritable carrière d’Abeti commence à la fin de l’année 1971 lorsqu’elle rencontre le togolais Gérard Akuesson alors manager et producteur de la chanteuse Bella Bellow (1947-1973) de passage à Kinshasa. Elle demandera de faire partie du spectacle mais vu le programme cela ne pourra se réaliser. Toutefois, le producteur lui promettra de revenir plus tard au Congo uniquement pour la produire. Chose qui sera faite quelques mois après.

La jeune congolaise, devenue Abeti suite à la politique du recours à l’authenticité initiée par Mobutu, se retrouvera sur scène en de l’ouest devant des milliers de spectateurs qui tout de suite vont l’adopter. Elle se produira au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso (Haute-Volta), au Togo, au Niger, en Guinée, au Ghana et au Nigeria. A son retour au pays, l’accueil ne sera pas identique. Elle était une parfaite inconnue d’autant plus qu’elle n’avait pas d’albums sur le marché. Elle effectuera sa sortie officielle au ciné Palladuim devant 12 personnes! Mais, elle ne baissera pas les bras et s’acharnera à travailler sa voix. Elle sort ses premiers disques en 1973. Il s’agit des titres comme Mutoto Wangu, Bibile, Aziza, Miwela, Safari et Papy Yaka. Mais, ces chansons aux mélodies blues, soul et folk n’attirent pas l’attention du grand public kinois. Elle est d’office cataloguée comme une chanteuse étrangère surtout à cause de son fort accent swahili. Cependant, grâce à un travail hargneux et à de nombreux passages à la télévision avec son groupe fraichement créé Les Redoutables ainsi que ses danseuses Les Tigresses, elle attire l’attention des critiques par l’originalité de ses spectacles. Son manager Akuesson lui décrochera un contrat à l’Olympia de Paris au courant de l’année 73 avant même la sortie de son premier 33 tours. En route vers la célèbre salle parisienne, elle proposera le spectacle intitulé Soleil à Dakar au Sénégal devant le président Léopold Sédar Senghor (1906-2001). Les recettes de ce concert seront reversées à la caisse d’aide aux populations victimes de la sécheresse3. Le même spectacle sera présenté le 19 février 1973 à l’Olympia devant un public majoritairement blanc et rencontrera un succès.

Le 19 juin 1974, Abeti se produit au Carnegie Hall de New York aux États-Unis et séduit les spectateurs. Sa carrière est en pleine ascension. Elle sort aussi son second album intitulé La voix du Zaïre, L’idole de l’Afrique avec des titres tels que: Likayabo, Yamba Yamba, Kilik Bamba, Zaire Oyé, Hommage A Bella Bellow, etc. En octobre 1974, elle partage la scène avec James Brown (1933-2006), Myriam Makeba (1932-2008), Tabu Ley et Franco (1937-1989) au spectacle d’ouverture du fameux combat Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa.Sa popularité surtout en Afrique de l’ouest ne sera plus à démontrer et sa prestation marquante à l’Olympia en 73 lui vaudra une seconde invitation de Bruno Coquatrix pour deux soirées en avril 1975. Ce dernier la surnommera la tigresse aux griffes d’or en allusion aux nombreuses bagues qu’elle portait sur ses doigts. Un troisième album Abeti à Paris sortira l’année suivante avec inclus à l’intérieur la célèbre chanson Mwana Muke Wa Miss (version originale)

Share on Facebook

Laisser un commentaire