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« We eat Africa », le premier festival dédié à la gastronomie africaine


Chaque matin, Marion Sauveur nous parle d’alimentation, de « mieux manger », de solutions concrètes pour changer ce qu’il y a dans notre assiette.

L’alimentation est décryptée chaque matin par Marion Sauveur. Et aujourd’hui dans votre assiette il y a une pastilla, un ndolè et des froufrous.

Et oui Raphaëlle, des plats africains. À l’occasion de We eat Africa, le premier festival dédié à la gastronomie africaine, qui se déroulera ce samedi à Paris. Cuisine dont on a une mauvaise perception en France. On imagine des plats lourds, épicés et peu variés. Et pourtant le continent africain compte pas moins de 54 pays et autant de cuisines différentes. et même plus, puisque chaque région possède son plat typique et chaque ethnie ou famille ses propres recettes.

Quelles sont les recettes traditionnelles les plus populaires ?

Je vous emmène au Bénin? l’un des plats les plus répandu est un accompagnement : l’amiwo. C’est une pâte rouge à base de semoule de maïs et de tomates.

On poursuit notre voyage au Cameroun, avec le ndolè, une véritable institution dans le pays. Le ndolè c’est le nom d’une plante dont on mange les feuilles qui ont un goût acide. Elles sont préparées avec de l’arachide et on peut l’accompagner de viande ou de poisson.

En Côte d’Ivoire, on mange l’attiéké, un plat de poisson frit, servi avec de la semoule de manioc et une sauce piment. Le poulet est mis en valeur dans plusieurs pays comme en République du Congo avec le Poulet à la Muambé, un poulet avec une sauce à base pulpe de palme non raffinée.

Au Sénégal également, avec le Tiep Bou dien, un plat de poulet et à base de riz, de tomate et d’autres légumes. Au Maroc, l’une des spécialités c’est la Pastilla de pigeon. Une sorte de feuilleté à l’intérieur duquel tous les ingrédients sont hachés. Et en Mauritanie, c’est l’agneau qui est à l’honneur, en ragoût, avec des pommes de terre et des oignons marinés. C’est un plat appelé Bonava.

Et en dessert ?

Au Maroc, on mange aussi la pastilla sucrée. Mais ce qu’il y a de plus populaire ce sont les pâtisseries orientales comme les loukoums, makhrouts et autres cornes de gazelle, réalisées à base d’amandes, de pistache et de miel.

En Afrique de l’Ouest, on réalise une sorte de riz au lait, mais à base de mil et de yaourt, dessert que l’on appelle le Thiakry au Sénégal et déguê en Côte d’ivoire, au Mali, et en Guinée. Et au Mali, le dessert le plus populaire est en fait un beignet, enfin des beignets, appelés Froufrous et recouverts de sucre glace.

Et il n’y a pas de recette commune aux différents pays africains ?

Et si puisque si on parle de cuisine africaine, c’est qu’en fait une grande partie des recettes a des bases communes. Et cette base, elle est construite principalement autour des produits locaux : des céréales comme le sorgho, le mil, le fonio ou le riz ; des racines comme le manioc, l’igname, la patate douce ou le taro ; ou encore des fruits comme la banane plantain ou les mangues.

Prenons par exemple l’un des produits phares en Afrique, les feuilles de manioc, un tubercule de forme allongée, à la peau épaisse et brune et à la chair blanche. Les feuilles se cuisinent comme des épinards.

Au Gabon, on les fait cuire avec de la pâte d’arachide, mélangées à de la viande ou du poisson séché et servi avec du riz. Au Congo, la recette est similaire mais la pâte d’arachide est remplacée par une huile de palme non raffinée. Ce plat s’appelle Saka-saka.

Au Mozambique, il prend le nom de matapa… il est réalisé avec de la noix de coco et on y ajoute des grosses crevettes bio que l’on élève dans les eaux marines du Canal du Mozambique : les Black Qwehli.

Autre plat que l’on retrouve dans plusieurs pays d’Afrique : le couscous. En France, on connaît le couscous marocain, avec de l’agneau et des légumes et surtout composé de semoule de blé. Et bien en Mauritanie, on réalise le Lathiri, un couscous réalisé avec une semoule très fine préparée à partir de la farine de sorgho ou de mil, sur laquelle on ajoute de la sauce tomate et servi avec de la viande ou du poisson.

Au festival on pourra goûter des plats ?

Oui, une dizaine de chefs seront présents. Ils réaliseront des ateliers dégustations. Les uns de plats traditionnels, les autres de plats revisités. Puisque c’est la nouvelle tendance, portée par Alain Diasonga, Prisca Gilbert ou Youssouf Sokhna. Ils réalisent des recettes fusion mi-africaines mi-occidentales. Par exemple, la Cheffe Anto, à l’initiative du Festival, réalise un mafé moderne.

De ce plat malien très populaire, qui est un ragoût de viande aux légumes et pâte d’arachide, elle réalise un filet de Poulet jaune en croûte de cacahuètes, Banane rôtie, réduction à la cacahuète grillée.

LIEN FACEBOOK : https://www.facebook.com/pg/WeEatAfrica/photos/?tab=album&album_id=786512691435860

source : http://www.europe1.fr/emissions/dans-votre-assiette/we-eat-africa-le-premier-festival-dedie-a-la-gastronomie-africaine-3701801

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Cinéma: sixième édition du Festival du Film Africain de Louxor en Egypte

Après le Fespaco (festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), la ville de Louxor (en Egypte) a elle aussi servi en mars dernier de tribune aux cinéastes venus du continent. Un rendez-vous qui a permis aux journalistes, producteurs, réalisateurs et autres amoureux du septième art de débattre sur l’avenir de cet art qui pour des raisons économiques, conjoncturelles et politiques a du mal à réellement prendre son envol sur le continent.

Une centaine de films (venus de plus de dix pays) ont été projetés lors de la 6ème édition du Festival du Film Africain de Louxor nommé officiellement Luxor African Film Festival (LAFF) dans la magnifique ville de Louxor en Egypte. Une façon pour les organisateurs de réunir toute la crème des cinéastes du continent afin de renouer les liens avec l’Afrique en général via le film. Des moments précieux et riches que les cinéastes (ancienne et nouvelle génération), tous logés à la même enseigne, ont particulièrement apprécié. « J’ai pu durant douze jours voir des films que je n’aurai peut-être pas l’occasion de voir, échanger avec des cinéastes et j’ai pu aussi apprécier les débats à la fin des projetions…. », explique Caroline, (membre du jury court métrage) visiblement  satisfaite.

Cette édition a récompensé les grands noms du cinéma africain à l’image de Mahmoud Abdelaziz (Egypte), Kelthoum Bornaz, (Tunisie), Tahia Kariouka, (Côte d’Ivoire), Abderrahmane Sissako, (Mauritanie). Elle n’a pas pour autant écarté le travail accompli ces dernières années par la nouvelle génération des cinéastes en leur consacrant un podium pour se révéler au public. « Je suis contente d’être à Louxor car cela m’a permis non seulement de parler de mon film mais aussi de regarder d’autres films qu’on n’a toujours pas l’occasion de voir. D’échanger ou de discuter sur des éventuels partenariats dans le domaine de la production et de la diffusion de nos œuvres », a fait savoir la réalisatrice Thiaw Rama (dont le film The revolution won’t be televised a bien été accueilli) qui a félicité les organisateurs de ce festival et a invité d’autres pays du continent à faire autant.

Soucieux de montrer une Afrique dynamique et pleine d’espoir, les organisateurs de ce festival ont mis la barque haute. Ils ont proposé lors de cette édition des films de qualité (techniquement et artistiquement) avec des trames et des thématiques singulières à l’image de « Shashamane », de Giuli Amati Italie, qui pose la thématique de l’identité et de la reconnaissance via la revendication des peuples venus de la Jamaïque avec l’intention de trouver une terre d’accueil en Ethiopie. Mais tout est désillusion car malgré leurs efforts d’intégration, ceux-ci n’ont toujours pas obtenu la nationalité et ne sont toujours pas acceptés par la population locale.

« Children of the moutain », de Priscillia Anany (Ghana) plonge très rapidement le public dans la vie d’une jeune femme qui donne vie à un enfant peu commun. Rejeté dès sa naissance par sa mère et renié par son père, cet enfant est un fardeau pour son entourage et la société dans lequel il vit. À travers larmes, la colère et le rire, le réalisateur nous introduit dans la vie de cette femme, qui pour trouver des réponses à la malformation de son fils, consulte pasteurs, médecins et même féticheurs… Un film qui raconte comment certaines maladies congénitales  sont encore considérées  comme des sorts ou des signes de malédiction  dans certaines contrées du monde.

Joseph Oesi, (Sud Afrique) dans « Black Lives Matter »  pose sa camera sur le massacre de Manari.  En effet, après la découverte de la platine, les ouvriers réclament une meilleure prise en charge. Une revendication qui coûte cher à la population puisque des centaines de personnes trouvent la mort lors de ce massacre. Et au réalisateur de se poser la question « À qui profite les richesses africaines ? ». Répétée tout au long du film, cette question sert de fil conducteur au narrateur qui nous présente une Afrique du sud en pleine décadence après les années Mandela. Il se sert aussi des œuvres  et du discours d’un peintre activiste qui nous raconte l’Afrique du sud contemporaine. Enfin au-delà de la trame, la qualité de l’image et du son restent sans conteste des éléments qui accrochent dès les premières minutes de la projection.

« Mali blues » de Lutz Gregor ( Mali-Allemagne)  est un film sur l’activisme des artistes qui luttent encore sur le droit de s’exprimer librement car considérer comme des éveilleurs de conscience dans leur pays. À travers le portrait d’une grande artiste malienne, d’autres grands noms de la musique africaine parlent aussi de leur expérience et des difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur travail.

Si son titre est exotique, le contenu de « Bois d’ébène », dernier né de l’artiste Moussa Touré (Sénégal),  est cruel, insoutenable à certains moment de la projection. Et pourquoi ? Le réalisateur nous ramène à une époque cruciale de l’histoire de l’Afrique : la traite négrière. Tout de suite on embarque dans un bateau où des hommes et femmes arrachés brutalement à leurs terres avec la complicité des leurs partent vers une terre inconnue.  Enfournés au fond d’un bateau et entassés les uns sur les autres, les passagers (quand ceux-ci ne sont pas à la surface du bateau pour prendre l’air), sont la plupart du temps allongés sur le dos et attachés  par des cordes pour les empêcher de bouger. Des images insoutenables et cruelles renforcées par le récit du capitaine de bord dont les ordres sont suivis à la lettre par les moussaillons. Mais la cruauté atteint son apogée  au moment où des hommes et des femmes sont vendus comme des bêtes de foire à des maîtres sans scrupules …Même l’histoire d’amour entre les deux passagers ne réussira pas à effacer les images barbares et les paroles blessantes entendues tout au long de la projection. On y sort un peu sonné avec des interrogations auxquelles malheureusement on n’obtiendra pas de réponses.

Des films qui ont suscité de formidables échos car éloignés des images misérabilismes (famine, guerre, maladie, génocide…) qu’ont longtemps fait l’objet du cinéma africain comme l’a indiqué Sani Magori, (membre du jury court métrage primé lors de la première édition de ce festival en 2012) qui pense qu’il est temps de raconter l’Afrique autrement. « Notre continent a beaucoup de chose à raconter et nous avons besoin de telles initiatives pour faire vivre notre cinéma », explique Sani qui est honoré de faire partie du membre de jury ( court fiction)  car dit-il que « Même si je ne présente pas de film cette fois-ci, venir ici c’est une manière pour moi de mettre ma pierre à l’édifice afin que le cinéma africain se développe ».

Jocelyne, canadienne, installé au Caire depuis cinq ans, et passionnée de cinéma est rayonnante de joie à la fin de la projection. « Je reviens à chaque édition. Et c’est toujours avec une joie profonde que je découvre de nouveaux réalisateurs. Et le must-have ici est que l’on peut discuter avec les réalisateurs sans protocole. Des échanges qui nous permettent de mieux comprendre le point de vue du narrateur », a expliqué cette dernière visiblement satisfaite.

Joseph de l’Afrique du sud, catégorie long métrage, heureux de représenter son pays à cette édition confie : « C’est une belle opportunité pour moi de présenter mon film lors de cette édition. C’est aussi une façon pour moi de faire connaître ce qui s’est passé lors du massacre de Masari dans mon pays ».

Enfin, si aux premières heures de cet événement, les salles étaient peu remplies, elles ont été par la suite pris d’assaut par les « louxorois » pour qui ces retrouvailles ont été une belle opportunité de voyager à travers le monde via les images. Par ailleurs, en dehors des projections, d’autres événements ont rythmé le festival, comme la visite des lieux historiques et de la ville qui ont permis aux festivaliers et Égyptiens de renforcer leurs liens.

source : http://www.adiac-congo.com/content/cinema-sixieme-edition-du-festival-du-film-africain-de-louxor-64639

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les artistes africains au programme

Le festival Jazz à la Villette s’ouvre le 3 septembre à Paris.

Villette 2015 : les artistes africains au programmeLes artistes africains Vieux Farka Touré, Ballaké Sissoko, Tony Allen ou encore William Onyeabor seront à l’honneur.

 

 

The Touré-Raichel Collective (le 5 septembre au Cabaret sauvage)

Fils du légendaire guitariste malien Ali Farka Touré, Boureima « Vieux » Farka Touré s’est forgé une réputation de bluesman quasiment aussi solide que celle de son père. Déjà présent en 2013, le musicien originaire de Niafunké revient cette fois en duo avec le pianiste israélien Idan Raichel, qu’il avait rencontré par hasard dans un aéroport en 2010. Les deux musiciens avaient improvisé en 2012 un album intitulé The Tel-Aviv Session, qui mêlait rythmiques africaines et mélodies traditionnelles juives. Ils sont accompagnés par Yossi Fine à la basse et Souleymane Kané aux percussions.

Ballaké Sissoko & Vincent Segal (le 9 septembre à la Philharmonie de Paris)

Ballaké Sissoko joue de la kora depuis près de trente ans, et compte de nombreuses collaborations, notamment avec le compositeur italien Ludovico Einaudi. Vincent Segal est un violoncelliste et le fondateur du duo électro déjanté Bumcello. Tous les deux aiment les expérimentations, sans renier le classique : ils étaient faits pour se rencontrer. En 2009, leur album Chamber Music était récompensé par une Victoire du jazz. Six ans plus tard, les voilà sur la scène de la Philharmonie de Paris. Comme un retour aux sources, pour ces deux enfants du Conservatoire.

Tony Allen (le 9 septembre à la Grande Halle de la Villette)

Tony Allen est ce que l’on appelle un monstre sacré. « Sans lui, il n’y aurait pas d’afrobeat », avait d’ailleurs déclaré son compère Fela Kuti. Batteur de génie, le Nigérian a accompagné les plus grands, mais aussi les plus improbables, comme Doctor L du groupe de rap Assassin ou encore Sébastien Tellier… Et il tient toujours le rythme, à bientôt 75 ans. En 2014, son album Film of Life était écrit en collaboration avec Damon Albarn, chanteur de Blur et de Gorillaz. Comment Tony Allen va-t-il surprendre le public de la Villette cette année ?

Who is William Onyeabor ? (le 11 septembre à la Grande Halle de la Villette)

Pour répondre à cette étrange question, pas moins de quinze musiciens ont décidé de se réunir en hommage à ce pionnier nigérian du funk électro, dont les huit albums sortis entre 1977 et 1985 sont tombés dans l’oubli… du moins avant que Luaka Bop, le label de David Byrnes, ne les remette au goût du jour sur la compilation Who is William Onyeabor ? en 2013. Sur scène, on pourra notamment voir Money Mark des Beastie Boys, Luke Jenner de The Rapture ou encore Jaz Walton d’Antibalas rendre hommage à un artiste injustement méconnu.

 

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Quand une troupe du Burkina Faso joue son avenir au festival de théâtre d’Avignon

Affiche des-deux-spectacles-de-la-compagnie

 

« La première fois à Avignon, nous avons voulu participer au traditionnel collage d’affiche dans les rues. Quand nous avons voulu commencer, après le déjeuner, toute la ville était déjà couverte d’affiches, c’était hallucinant ! ». Le comédien Jules Gouba a 35 ans. Son anecdote témoigne de la difficulté, pour une troupe africaine, de trouver une place au soleil parmi les 1 336 spectacles présentés dans l’un des plus grands festivals de théâtre au monde.

Avec les sept autres acteurs, musiciens et danseurs de la compagnie Marbayassa, du Burkina Faso, il a pourtant troqué la chaleur poussiéreuse de Ouagadougou pour le crissement des cigales et la canicule provençale.

C’est la troisième participation de la compagnie au Festival Off d’Avignon. Elle présente cette année deux spectacles en alternance au théâtre « Le Célimène », à quelques pas du mythique Palais des Papes : « Candide L’Africain » et « Baâda, le Malade Imaginaire ». Heureusement, « Le Célimène » ne désemplit pas. Le public se serre même dans les escaliers pour assister à ces classiques revisités « à la sauce burkinabé ».

Le Festival, un rêve pour les artistes de Ouagadougou

« Venir à Avignon, c’est un rêve pour les compagnies de Ouagadougou », poursuit Jules Gouba, qui campe le rôle-titre dans « Baâda, le Malade Imaginaire ». Un rêve qui coûte cher. La compagnie Marbayassa a dû avancer près de 20 000 euros pour assurer le déplacement des comédiens, louer la salle et les places de camping.

L’initiateur de cette aventure, c’est le metteur en scène de la troupe. Guy Giroud désigne sa peau blanche pour se présenter en un mot : « Français ». Sa collaboration artistique avec la compagnie Marbayassa remonte à son amitié de longue date avec Hubert Kagambégam qui a fondé la troupe en 1996 à Ouagadougou.

la-compagnie-marbayassa-parade-dans-les-rues

Après la mort prématurée de ce dernier, en 2010, les comédiens demandent à Guy Giroud de reprendre la compagnie ; il passe ainsi chaque année quelques mois sur place. Animé par « l’esprit d’échange interculturel » cher à Hubert Kagambéga, il propose aux comédiens des spectacles issus du répertoire français mais transposés au Burkina. La danse et la musique traditionnelles burkinabé dessinent alors littéralement l’espace scénographique et les « tchip » bravaches surgissent au milieu de la langue de Molière.

Lorsque Guy Giroud propose à la troupe de participer au Festival Off, l’objectif est de « se faire connaître et d’attirer les programmateurs ». Car ce sont eux qui décident des futures « exportations » de la compagnie, qui vend ses spectacles au départ de Saint-Etienne.

« Si on compte sur l’Etat, on est mort »

Ces tournées européennes sont cruciales pour la compagnie, assurant environ 40 % de ses recettes. Cela couvre les charges fixes de Marbayassa et de sa trentaine de comédiens et comédiennes, tous professionnels. « Si on attend une aide de l’Etat pour vivre, on est mort » assène Justin Ouidiga, doyen de la troupe du haut de ses 42 ans.

« Le théâtre Burkinabé est financé presque uniquement par des appuis extérieurs. » Depuis le coup d’état du 30 octobre 2014, les compagnies de théâtre sont encore moins soutenues par les structures gouvernementales. « Pour obtenir une subvention de 200 000 francs CFA (soit 305 €), il faut se lever avant le chant du coq » s’amuse Justin Ouidiga.

La compagnie Marbayassa, qui est également un centre de formation de comédiens à Ouagadougou, trouve une autre partie de ses revenus en pratiquant un « théâtre d’intervention sociale » ou « théâtre forum » sur mandat d’ONG comme Médecins Sans Frontières ou RECIF. Un apport essentiel : ce n’est pas avec les recettes des représentations (1 000 francs CFA la place, soit 1,5 euro) qu’il est possible à une compagnie de théâtre de conserver un lieu permanent de création à Ouagadougou.

Pourtant, la scène théâtrale burkinabé est des plus vivaces. Près d’une centaine de compagnies sont recensées tandis que le Festival « Les Récréâtrales », fondé en 2002, s’empare chaque année du quartier populaire de Bougsemtenga, pendant une semaine. « La vie politique n’a pas d’impact sur la vie culturelle de Ouagadougou, estime Justin Ouidiga.Mais la politique culturelle a un impact sur la vie des compagnies ».

Avignon, un « tremplin » décisif pour Marbayassa

A mi-chemin du Festival d’Avignon, l’enjeu est donc crucial pour Marbayassa, qui multiplie les « parades » rythmées au son du djembé dans les rues d’Avignon pour promouvoir son spectacle. « Avignon est un tremplin. Il ne faut rien lâcher » souligne Guy Giroud.

Pour l’heure, les membres de la compagnie se reposent au camping Bagatelle où ils se partagent deux tentes de huit places. Après des mois de tournée à l’étranger, les comédiens sont pendus au téléphone avec leurs familles. L’actrice Monique Sawadogo – « une vraie star au Burkina » et mère de trois enfants – prépare des macaronis relevés au piment dans un fait-tout.

 

Drissa Dembélé, le musicien de la bande, fredonne à mi-voix tout en grattant les cordes de sa kora. « La musique et la cuisine africaines sont notre manière à nous de ne pas être trop nostalgiques, confie Jules Gouba, une bière à la main. Ce mode de vie vaut la peine. Qui sait, peut-être un jour jouerons-nous dans le Festival In… ».

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COULEURS DU MONDE : APRÈS L’AFRIQUE DU SUD ET LA NOUVELLE-ZÉLANDE, AU TOUR DE LA SICILE

La magie sud-africaine opérait jeudi dernier au festival couleurs du sud

Septième soirée de Couleurs du monde en perspective ! Toujours aussi nombreux, les spectateurs castrais ont rendez-vous ce soir sur la traditionnelle place du 1er-Mai. La Sicile sera cette fois à l’honneur du festival de danses traditionnelles. La troupe Citta dei Templi fraîchement débarquée de l’île italienne n’aura de cesse de surprendre le public. Au programme de la soirée, des danses rythmées et des chants mélodieux, à l’image des traditions culturelles des Siciliens du début du siècle dernier. Parmi les thèmes évoqués par les artistes de la troupe Citta dei Templi, la pêche, le travail des champs et l’amour bien évidemment.
Pour celles et ceux qui n’ont jamais mis les pieds en Italie, le spectacle de mercredi soir s’annonce «un fabuleux voyage en terre sicilienne», dixit la programmatrice du festival Couleurs du monde Christel Rigal.

Pour les amateurs de soleil et d’airs latins, rendez-vous ce soir dès 21 h 30 pour une heure et demie de «show» sur la place du 1er-Mai à Castres. En cas d’intempéries, un repli est prévu dans la salle Gérard Philipe aux abords de la place. Chaque soirée du festival a pour l’instant tenu ses promesses. Environ deux mille spectateurs se sont réunis pour applaudir les artistes venus des quatre coins du monde. Jeudi dernier, les danseurs sud-africains de Soweto ont même invité le jeune public à les rejoindre sur scène à la fin de leur performance. La bonne humeur est de mise pendant le festival le plus coloré du Tarn.

 

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Vendredi 7 août, la première soirée des Escales, à Saint-Nazaire, a débuté sous les rythmes africains de Vaudou Game, le Bal de l’Afrique enchanté et Jungle by Night.

Ambiance Woodstock avec les riffs endiablés de Peter Solo, du groupe Vaudou Game. Rythmes afro-cubains pour le début du concert du Bal de l’Afrique enchanté. Afro-beat teinté d’électro pour les Néerlandais de Jungle by Night.


Rythmes africains pour la première soirée des… par OuestFranceFR

Hier, la 24e édition des Escales a fait une excursion musicale par les rythmes africains . À en oublier presque que le Chili était à l’honneur !

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